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  <pubDate>Fri, 25 Jun 2010 19:21:34 +0200</pubDate>
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    <title>Vitesse et précipitation</title>
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    <pubDate>Wed, 11 Mar 2009 14:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Il y a quelques jours encore, je m'enorgueillissais de me contenter d'un téléphone mobile antique, même pas pourvu d'un appareil photo, c'est dire la vétusté du machin, arguant du fait que pour moi, tout ce qui importait était de pouvoir téléphoner avec. Et puis, il y a eu mes vacances au ski. Et là, tout a changé. Ma vision du monde s'est trouvé chamboulée par un événement qui laissera de marbre les plus férus de technologie, mais qui a radicalement altéré mon point de vue. Comme quoi, on peut changer d'avis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque année, la fin du mois de janvier est synonyme de bonnes nouvelles financières pour moi. En effet, en raison d'un temps de travail plus ou moins variable d'un mois sur l'autre, je suis soumis au régime de l'annualisation. En gros, ça signifie que mes heures supplémentaires sont payées à l'année, et pas de mois en mois. Et donc chaque premier mois de l'année en cours, je me fais payer la totalité de mes heures supplémentaires de l'année précédente. Y'a bon. Cette année encore, le bonus fût non négligeable et me permettait d'entrevoir les vacances au ski avec optimisme du point de vue financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nanti d'un compte en banque que je supposais débordant d'euros, j'étais en mode &quot;&lt;em&gt;dépensons sans compter&lt;/em&gt;&quot;. Faut-il payer les courses de bouffe pour douze personnes? Allez, c''est pour moi, on fera les comptes et vous me rembourserez un peu plus tard. Mes pneus me paraissent-ils un peu fatigués? Qu'à cela ne tienne, vous me les changez tous les quatre, et attention, hein, ne me mettez pas de la merde. Mes gants de ski portent-ils sur eux la marque du temps qui passe? Fi donc, une nouvelle paire approuvée par les plus grands champions me conviendra très bien. La teuf, quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis en milieu de séjour, il a fallu refaire des courses. Là encore, persuadé de pouvoir me la jouer grand prince, je me suis empressé de dégainer ma carte bancaire en or qui brille de mille feux pour effectuer le paiement d'un geste auguste. Sauf que non. &quot;&lt;em&gt;Ca passe pas&lt;/em&gt;&quot; m'a dit la caissière, iséroise ordinaire et blasée. &quot;&lt;em&gt;Plaît-il? Sans doute un problème de transmission, veuillez réessayer, je vous prie&lt;/em&gt;&quot; lui ai-je répondu. &quot;&lt;em&gt;Paiement refusé&lt;/em&gt;&quot;. Bah merde. En voilà une surprise. Fort heureusement, nous étions plusieurs à pousser le caddie et quelqu'un d'autre a pu effectuer le règlement, pourtant pas si faramineux, puisqu'il s'agissait de la somme de cent trente euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de là, il était évident que ma situation financière était probablement moins rose que je ne l'imaginais. Mais pas vraiment moyen de le vérifier. Je me serais bien dit &quot;&lt;em&gt;Bah, on s'en fout&lt;/em&gt;&quot;, puisqu'on était à quatre jours de la providentielle paie de février, mais enfin, je ne suis pas trop le genre à ne jamais me soucier de rien. J'ai bien essayé de faire comme si, mais le soir même, j'ai surpris un de mes camarades de jeu en train de tripatouiller son iPhone. &quot;&lt;em&gt;Qu'est-ce que tu fous?&lt;/em&gt;&quot;, lui ai-je demandé. &quot;&lt;em&gt;Oh rien, j'essaye de trouver la météo pour demain&lt;/em&gt;&quot; me rétorqua-t-il. Tel un noob tout droit débarqué de l'époque du minitel, je lui ai demandé s'il pouvait surfer sur le net avec son machin. Et oui, il pouvait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout de suite, je lui ai demandé s'il y aurait moyen de moyenner qu'il me prête son bidule pour voir si je pouvais consulter mon compte bancaire. Et j'ai pu le faire. Et constater l'ampleur du désastre. Marrant comme on a tôt fait d'oublier que les prélèvements des impôts reprennent un jour. Et puis tous ces chèques en attente que j'avais aussi effacés de ma mémoire... Bref, le merdier. D'où le paiement refusé à l'Intermarché de La Mure. Pas que la situation soit dramatique, mais bon, au bout d'un moment j'imagine que le banquier est tenté de dire que ça suffit les conneries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort heureusement, de l'époque lointaine où je ne vivais pas tout seul et pas encore au-dessus de mes moyens, me reste un petit bas de laine que j'esquinte régulièrement depuis le début de ma vie en célibataire. Et donc, du petit chalet perdu en haut de la montagne où nous nous trouvions, j'ai pu procéder à un virement salvateur histoire de finir le mois sans devoir me passer de craquer des thunes. Et j'en suis resté baba. Comment ce genre de chose était-il possible? Ou plutôt, comment était-il possible que moi, depuis mon téléphone à moi, je ne puisse pas faire un truc pareil? Tout bonnement inconcevable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes rentrés samedi en fin de soirée, dès lundi matin, j'étais chez le revendeur agréé de mon opérateur de téléphonie mobile pour mettre un terme à cette situation tout à fait intolérable. J'ai fait péter le forfait internet machin/SMS illimités bidule et le portable dernier cri tout tactile qui va bien pour aller avec. Le tout pour une somme modique eu égard à mon statut de client fidèle depuis plus de dix ans, sans compter le prix du forfait attrape-gogo qui t'enchaîne pour deux ans. La classe, quoi. De chez classe. Et donc ça fait une semaine que je crâne comme un malade avec mon nouveau portable sa race t'as vu comment il déchire. Je tactile à mort, j'envoie du SMS au taquet, j'installe des logiciels dessus, enfin bref, carrément n'importe quoi, quoi. Jusqu'au drame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vérité, je crois depuis le début ce téléphone aura passé plus de temps dans ma main, ou dans celle des autres voulant à tout prix le toucher pour voir comment ça fait, que dans ma poche. Playskool présente Thomas, 32 ans, et son nouveau jouet. Obsessionnel, le mec. Alors tout à l'heure, malgré le sac de victuailles glanées chez le boulanger, malgré le courrier d'une semaine récolté dans la boîte aux lettres, malgré le journal fraîchement acheté, je n'ai pas pu m'empêcher de me dire que la configuration était idéale pour s'atteler à la rédaction d'un SMS dans l'escalier de l'immeuble. Funeste erreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'étant hélas pas aussi bien pourvu que Shiva en matière de bras et de mains, ce qui devait arriver arriva, et mon nouveau bijou a lamentablement chu au cours de mon ascension vers le deuxième étage. Horreur. Quand je j'ai récupéré, j'ai constaté avec soulagement que l'écran n'avait pas souffert de sa dégringolade de marche en marche. Par contre, la coque s'était un peu déboîtée. J'ai alors entrepris de la remettre en place, sans y parvenir, et ce malgré la force herculéenne dont jouissent en temps normal mes petits doigts musclés. Damn'. Comme la coque n'était déboîtée que d'un côté, je me suis dit que la difficulté venait peut-être du fait que pour la réemboîter il convenait de commencer par l'autre côté. Je me suis donc dit que ce serait une vache de chouette idée de carrément détacher la coque complètement pour la remettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai appris comment c'était fait un tactile. Jusque là, je supposais que la coque supérieure était juste un bout de plastique avec une fenêtre de protection pour l'écran tactile, qui lui se trouvait sur l'autre moitié du téléphone. Et ben en fait, non. Le système tactile se trouve sur la coque supérieure. Et il est donc relié par un câble électrique au reste de l'appareil. C'est pourquoi il convient de se montrer extrêmement précautionneux si on ambitionne d'ouvrir son beau Nokia tout neuf. Ce que je n'ai bien évidemment pas fait. Et qui a eu pour conséquence d'arracher littéralement la connectique permettant au bouzin de fonctionner. Ce qui est assez con, parce que quand son écran tactile ne fonctionne plus, on ne peut pas faire grand-chose d'un portable tout tactile...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis juste un tout petit peu dégoûté. Sans même la consolation de pouvoir me dire que c'est la faute du constructeur qui fabrique de la camelote, puisque c'est moi qui ait œuvré au massacre de ce concentré de technologie flambant neuf. Bourrinage et électronique de haute précision ne font pas bon ménage, qu'on se le dise. Je suis fort marri d'en prendre conscience à mes dépens, c'est peu de le dire. M'enfin bon, pas grave, je n'ai plus qu'à ressortir mon vieux portable tout pourri avec son autonomie de trent-sept minutes en veille et une minute et quarante-huit secondes en conversation. Et à apporter le blessé au SAV avec l'absence totale d'espoir de voir sa convalescence prise en charge par la garantie. Je sens que ça va me coûter un bras cette histoire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus, je vous laisse, je m'en vais chez le docteur du téléphone, en espérant que tout le temps de l'absence de mon joujou je ne me mettrai pas à me poser des questions sur le thème du &quot;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.deezer.com/track/1573232&quot;&gt;mais comment on faisait avant?&lt;/a&gt;&quot;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Foncer tête baissée</title>
    <link>http://chimineks.net/post/2009/03/07/Foncer-t%C3%AAte-baiss%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Sat, 07 Mar 2009 15:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Il y a ce truc un peu spécial entre le ski et moi. Dans la vie, on ne peut pas vraiment dire que je sois une tête brûlée, à l'inverse, je serais plutôt le genre à me poser pas mal de questions, à peser le pour et le contre, à évaluer les risques, à ne rien prendre à la légère. Mais sur les pistes, non. Ca faisait deux ans que je n'avais pas chaussé, et me voilà en haut de ce mur de bosses. La question n'était pas simplement de réussir à arriver entier en bas. Faire de grands virages, descendre tout en prudence en évitant de prendre trop de vitesse pour ne pas risquer la chute, techniquement, je sais faire. Mais un champ de bosses, ce n'est pas fait pour ça. Pour le vivre réellement, il faut partir droit dans la pente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas eu envie de réfléchir. Juste envie que ça soit intense. Alors pour ne pas tout gâcher à force de de me demander si vraiment j'en étais capable, et puisque personne ne se décidait à y aller, je me suis jeté dedans. Et putain, c'était bon. Je me suis brûlé les cuisses, j'ai manqué de me déboîter les hanches, mais c'est passé. Cap' ouais. Carrément. Et je suis content de ne pas avoir tergiversé plus que ça. On y va ou bien? On y va, ouais. Même si le bide se noue un peu, si le corps envoie pléthore de signaux invitant à se demander si c'est bien raisonnable, y aller quand même. Et kiffer sa race. Alors oui, ce furent de très bonnes vacances. Une petite semaine à la montagne, pas grand-chose. Mais j'en aurai bien profité. Malgré la fatigue, malgré le stress accumulé ces derniers temps, malgré la crève qui a choisi de me tomber dessus précisément cette semaine-là, j'ai savouré chaque jour à plein. Parce que ce n'était pas possible autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au quotidien, il me manque un peu de que je ressens quand j'ai des skis aux pieds. Pas vraiment de l'inconscience, juste une petite dose d'insouciance. Cette capacité à me dire &quot;&lt;em&gt;on y va et on verra bien&lt;/em&gt;&quot;. C'est une chose dont je me rends bien compte. Mais dans les faits, un état d'esprit ne se décrète pas. C'est d'ailleurs bien dommage. Parce que je vois bien qu'avec le temps je me suis mis à aborder le monde avec toujours un peu moins de légèreté. Je peine un peu à me l'expliquer, mais au moins j'en ai conscience. Ce qui peut déjà être un bon début. Mais y'a du boulot. Enfin du boulot... Oui, si, peut-être, on peut y aller à coups de métaphores, des barrières à faire tomber, des verrous à faire sauter, des montagnes dont on réalise une fois en haut qu'elles n'étaient que des collines... tout ça est merveilleux, mais quand il faut le traduire en concret, je ne sais plus quoi faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons cette histoire de boulot. Ouais, parce que ça me prend la tête, quand même. Donc bon, je me retrouve à faire un taf depuis bientôt dix ans (non, non, ce n'est pas du tout flippant), tout le monde s'accorde à dire que je suis excellent dans ce que je fais, et pourtant, quand l'opportunité se présente de prendre un poil de galon et de passer à un tout petit peu autre chose, je me prends une porte dans la tronche. Du coup, en ce moment, c'est sûr que j'aurais plutôt envie de me barrer sans me retourner et de passer à complètement autre chose. Mais je n'y arrive pas. Un genre d'embouteillage d'idées se bouscule dans ma tête, et je vois se dresser des panneaux de sens interdit devant toutes les bretelles de sortie auxquelles je pense. Pas moyen tout envoyer péter et de me dire qu'il faut foncer malgré tout, sans me poser de questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enquête est toujours en cours, mais il semblerait que dans cette histoire le suspect numéro un ne soit autre que moi-même. Le mobile serait un grand classique: un déficit alarmant en matière de confiance en soi. C'est très ennuyeux. Parce que ça veut dire que la solution, si solution il y a, ne peut venir que de moi. Ce qui nous donne un exemple superbe de serpent qui se mord la queue. Si pour reprendre confiance en soi on ne peut s'en remettre qu'à soi-même, on n'est pas sorti de l'auberge. Enfin, là aussi, j'imagine qu'en avoir conscience pourrait constituer une forme de bon début..., Alors quoi, on ne pourrait pas compter sur le soutien de son prochain pour espérer pouvoir s'en sortir? Honnêtement, je ne sais plus. Le fait est que les moments où je me suis senti le mieux dans mes pompes sont ceux où j'avais l'impression de faire briller les yeux d'une prochaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, je me défie un peu de ça. La faute à l'Histoire, sans doute. D'avoir vu la flamme s'éteindre dans les yeux de celles pour qui je brûlais toujours. Et ça, plusieurs fois. Un peu peur que ça se reproduise, sans doute. Plus très envie de repasser du stade de Prince Charmant à celui de &lt;em&gt;loser&lt;/em&gt; dont il vaut mieux s'éloigner. Après c'est aussi une question de profil. Non pas le mien, mais plutôt celui de toutes celles aux yeux desquelles j'ai un jour trouvé grâce. Avant la déchéance. Attention, je ne veux pas dire par là que j'en veux au destin moqueur de m'avoir fait croiser leur route. Non, ce qu'il y a, c'est que je me suis moi dirigé vers ces personnes-là. C'est toujours de moi dont je me méfie. Moi dont je remets en cause la capacité à discerner celles avec qui partager un peu de temps peut valoir le coup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous amène à ce qu'on peut qualifier de &quot;&lt;em&gt;bonne grosse situation à la con&lt;/em&gt;&quot;. A base de &quot;&lt;em&gt;elle me plaît&lt;/em&gt;&quot;, et &quot;&lt;em&gt;si ça se trouve je lui plais aussi&lt;/em&gt;&quot;. Instantanément suivi par &quot;&lt;em&gt;oui, mais si elle me plaît, c'est que s'il se passe quelque chose entre nous, ça se finira forcément comme avec celles d'avant&lt;/em&gt;&quot;, puis &quot;&lt;em&gt;ouais, ben en fait, mieux vaut ne pas y aller, hein, ça pue cette histoire&lt;/em&gt;&quot;. Le genre de truc qui qui procure une vie sentimentale maigrelette en matière d'action, mais bien chargée en matière de frustration. Ah flûte, c'est ma vie, tiens. C'est ballot. Il est certain que si le credo &quot;&lt;em&gt;on y va et on verra bien&lt;/em&gt;&quot; avait plus d'importance dans ma conduite, la situation serait différente. Ce ne serait d'ailleurs pas forcément un gage de succès, mais au moins il se passerait quelque chose, m'voyez. Là-aussi, en avoir conscience, c'est peut-être pas si mal. Encore un début?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre nous, je n'ai pas de doute quant à mon statut d'humain moyen. La question de mes origines extraterrestres et/ou non-humaines se noie facilement dans un verre de rhum. Oui, dans le fond, j'ai envie. Il est peut-être regrettable que cette envie ne puisse prendre le pas que quand les blocages sont neutralisés à grand coups d'abus d'alcool. Oui, non, je sais, ça peut paraître un peu curieux de dire ça, mais les faits sont là: la dernière fois que j'ai roulé une pelle, c'était dans le cadre d'une soirée arrosée. Très arrosée. Très, très arrosée, même. Le souvenir que j'en garde est assez brumeux, mais suffisamment clair pour savoir que c'était simple. Mettons nous en situation, et pour cela, changeons de paragraphe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'étais bourré. Très bourré. Très, très bourré, même. Nous étions quatre et avions commencé la soirée en éclatant relativement rapidement une bouteille de rhum arrangé &lt;em&gt;imported right straight from La Réunion&lt;/em&gt;. Rendus à la fin de cette première bouteille, l'une des convives et moi avons décidé de ne pas nous laisser abattre et de nous en prendre à une bouteille de rhum de la Martinique qui ne nous avait rien fait. Ne me demandez pas comment on a fait parce que je ne m'en souviens plus trop, mais à nous deux, nous avons réussi à la vider à une vitesse dépassant l'entendement. D'où le très, très bourré. A un moment donné de la soirée, alors que nous étions fins cuits, nous nous sommes probablement retrouvés dans une position du type &quot;&lt;em&gt;les deux poivrots qui se soutiennent mutuellement pour tenir debout&lt;/em&gt;&quot;. Tout ce que je sais, c'est qu'à un moment donné, je me suis dit &quot;&lt;em&gt;ciel, mais nous sommes sur mon canapé en train de nous rouler de grosses pellasses sa race&lt;/em&gt;&quot;. Je vous épargne la fin de l'histoire, il y est un peu trop question de vomi pour que ça vaille le coup d'être raconté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Où est-ce que je voulais en venir, déjà? Ah oui, tout ça était très simple. Allons faire un tour dans la tête des deux protagonistes:&lt;br /&gt;Elle: &quot;&lt;em&gt;Oh, il me plaît&lt;/em&gt;&quot;&lt;br /&gt;Lui: &quot;&lt;em&gt;Oh, elle me plaît&lt;/em&gt;&quot;&lt;br /&gt;Les deux: &quot;&lt;em&gt;J'ai bien envie de lui rouler une pelle&lt;/em&gt;&quot;&lt;br /&gt;Et bam.&lt;br /&gt;Simple.&lt;br /&gt;Efficace.&lt;br /&gt;Tout le monde est content. Sauf le canapé qui ne s'attendait pas forcément à se faire vomir dessus, mais on a dit qu'on n'en parlait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je retiens de cette histoire, outre le fait que c'était une putain de bonne soirée, c'est que je suis capable de faire le coup du &quot;&lt;em&gt;on y va et on verra bien&lt;/em&gt;&quot;. Mais pour le moment il faut que je sois à quatre grammes. Ce qui serait bien, ce serait de pouvoir le faire à jeûn. Ou sans skis aux pieds. Enfin les deux à la fois, en fait. Bien des gens en sont capables, et c'est vrai, je les envie un peu. Il m'arrive de me souvenir que par le passé j'ai pu être un peu plus insouciant, mais je ne pense pas qu'il faille s'en tenir à un discours du type &quot;&lt;em&gt;c'était mieux avant&lt;/em&gt;&quot;. Avec le temps, on change, pas toujours dans le sens qu'on voudrait. Mais après tout, l'espoir est permis, on peut aussi se dire que le changement peut aller vers du mieux. Si ça ne se décide pas sur un claquement de doigts, il y a sûrement moyen d'influer un peu sur ce qu'on devient. Déjà rien qu'en ayant envie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus, je vous laisse, si avoir envie est important, faire envie l'est tout autant, ça fait bien trop longtemps que mes runnings traînent dans l'entrée, il est plus que temps d'aller se faire un bon gros jogging à la californienne. Je n'ai peut-être pas de rivages à la &lt;em&gt;Baywatch&lt;/em&gt; au pied de chez moi, mais les rives de l'Oise, c'est pas si mal.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>C'est comment ?</title>
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    <pubDate>Sun, 11 Jan 2009 14:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie-Shirley</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, c'est la deuxième fois que je fête mon anniversaire au Cameroun. Pour fêter ça, j'ai décidé de m'offrir un petit déjeuner continental ce matin, ça m'a aussi permis de me remettre de mes émotions de la veille, qui fut une journée chargée un peu quand même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Yaoundé a cette particularité que la Carla Bruni locale sort régulièrement accompagnée de son escorte, et les rues de la villes (souvent les plus passantes) sont fermées à la circulation pendant plusieurs heures avant et après son passage. Hier matin, Madame avait rendez-vous chez son coiffeur si mes sources sont exactes, ce qui n'est pas une mince affaire, je vous invite à faire une recherche sur Google images pour voir le résultat. Sauf qu'hier matin, j'avais moi aussi prévu de sortir, pas pour aller me faire rafraîchir au Hilton mais pour rapporter des souvenirs locaux aux proches. On devait venir me chercher à 10h, mais finalement, c'est moi qui ai dû me déplacer en taxi. Seule.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Encore un petit aparté pour vous décrire le système des taxis au Cameroun et en Afrique Francophone en général&amp;nbsp;: ce sont des taxis collectifs, ce qui signifie que tant qu'il y a des places assises de libres et de clients pour les occuper, le taxi prendra en charge toutes les personnes qui lui feront signe. Un taxi = 5 places assises, chauffeur exclus, je vous laisse imaginer ce que ça donne quand toutes les places sont occupées. J'ai donc opté pour ce que l'on appelle ici un &quot;dépôt&quot;, c'est-à-dire que le chauffeur n'avait que moi comme passagère, et qu'il m'a déposée là où je voulais. C'est un peu plus cher, mais c'était aussi beaucoup plus rapide que de quadriller la ville dans tous les sens avant d'atteindre mon but, sachant, je vous le rappelle, que la moitié de la ville était paralysée et que je devais emprunter un itinéraire bien précis pour avoir un trafic fluide.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivée à proximité de la maison où m'attendait la Dame qui m'accompagnait faire mon shopping, un policier nous annonce que la route est fermée. Pas de voiture autorisée. Je suis donc descendue, après avoir remercié et payé mon taxi clandestin, sauf que voilà, impossible de retrouver la maison que je cherchais. J'ai fini par aller demander mon chemin aux policiers, toute craintive. J'ai fini par passer un coup de fil depuis mon portable (appel international, j'imagine à peine la gueule de la facture à la fin du mois), et en attendant mon hôtesse, les policiers m'ont invitée à réguler la circulation avec eux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;Je veux bien, mais vous savez moi j'ai pas l'uniforme, je pense que les conducteurs ne vont pas me prendre au sérieux.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Mais si, mais si, mettez-vous à côté de nous, et indiquez le chemin à la voiture, là&lt;/em&gt; !&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;Aaaah, comment, la voiture est passée, vous ne lui avez pas indiqué, comment il va savoir où se garer&lt;/em&gt; ?&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement, je n'ai pas pu prendre mes fonctions de policère Camerounaise puisqu'on est venu me chercher assez vite, je suis donc allée acheter mes souvenirs avant de rentrer à l'hôtel attendre 19h que mes collègues m'emmènent manger le poisson grillé dans le quartier Essos, au restaurant l'Oasis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le quartier Essos, c'est l'endroit où vous trouverez un maximum de bars et de restaurants à la mode. L'Oasis fait partie de ces endroits tendance, où l'on boit un verre et on mange du poisson grillé (ou du poulet grillé, mais la spécialité c'est vraiment le poisson). Le restaurant est fait de telle manière que lorsque vous êtes assis, vous partagez souvent votre table avec les gens assis à côté de vous, ce qui en soi n'est pas dérangeant parce que tout le monde à l'air de se connaître (enfin c'est l'impression que j'ai eue). Le poisson grillé, c'est vraiment délicieux, même quand on n'est pas fan du poisson ailleurs que dans les sushis, si vous allez à Yaoundé, goûtez le poisson grillé, c'est un des plats pas trop gras que vous pourrez manger si vous faites attention à votre ligne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et je vous parle même pas de l'ambiance. Il était à peine 20h, c'était déjà presque plein, et certains étaient déjà bien entamés (les bières là-bas font 65cl et pas 33cl). Ce couple à la table de derrière justement en faisait partie. Monsieur tenait à peine debout et Madame le provoquait, recevant en retour une ou deux tartes. Après s'être chamaillés, Madame a décidé de partir, pour mieux revenir un quart d'heure après. La réconciliation n'a pas duré longtemps, il n'a pas fallu dix minutes pour voir un plateau de poisson voler au milieu de la pièce, Madame se lever et verser le contenu de sa blère sur la tête de Monsieur avant de se prendre une rouste mémorable, et les amoureux on fini de se taper dessus sous les regards outrés des clients du restaurant (dont je ne faisais pas partie, moi j'avais surtout peur de ramasser un gnon perdu dans cette baston générale). Une fois le calme revenu, nous avons appris que Madame n'avait pas supporté que Monsieur dise devant elle qu'une serveuse était jolie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'imagine que vous vous dites &quot;&lt;em&gt;Mais comment ont-ils pu laisser ce type frapper sa femme/compagne ?&lt;/em&gt;&quot;, je vous répondrai que c'est pas ce qu'on fait ici. En France, le mec se serait fait casser la gueule pour avoir levé la main sur une femme, ici on se débrouille, mais je vous 'rassure', Madame avait du répondant. Ce qui a choqué les clients du restaurant par contre, c'est qu'elle balance le plat de poisson et surtout &lt;strong&gt;qu'elle ose verser sa bière sur la tête de son mec&lt;/strong&gt;. Gaspiller la bière, c'est vraiment un sacrilège ici. Moi j'ai trouvé ça très fort, mais les Camerounaises ont un caractère en acier trempé, ça ne m'étonne absolument pas. Mes collègues ont fini par admettre que Monsieur aurait pu s'abstenir de dire ce qu'il a dit, mais que quand même &quot;&lt;em&gt;vider la bière sur la tête comme ça en public, ça se fait pas&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà, c'était l'avant-dernier jour de mes aventures camerounaises, je reprends l'avion demain soir bien contente de mon séjour. Je vais finir ma cure de makossa devant Canal 2, je vous fais plein de poutoupoutous et n'oubilez pas vos antipaludéens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bisou&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Ambiance de la brousse</title>
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    <pubDate>Wed, 07 Jan 2009 21:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie-Shirley</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Biens chers Tous,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est avec une certaine émotion que je vous écris ces quelques lignes depuis Yaoundé, capitale du Cameroun, patrie de mon Paulounet d'amour (pas &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Banks&quot;&gt;celui-ci&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Biya&quot;&gt;celui-là&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous savez ce qu'on dit, certaines choses changent, d'autres non. Mon arrivée était prévue lundi soir à 22h45, ce qui avec le décalage horaire combiné au quart-d'heure de la zone CFA nous a finalement donné une sortie d'aéroport à 1h30 du matin.  Aujourd'hui, le courant a sauté deux fois. La bouffe est toujours aussi bonne, ce midi je me suis régalée d'un bon plat de &lt;a href=&quot;http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20080721060302AAaNdJg&quot;&gt;ndomba&lt;/a&gt; avec du plantain, et ce soir, le plat national&amp;nbsp;: brochettes&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aaaah, c'est comme si j'étais de retour à la maison.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui a changé, c'est que les gens ont des portables, et la nouveauté incrédible du millénaire&amp;nbsp;: internet. Quand ça fonctionne. J'ai du bol, ça fonctionne, cet après-midi ça fonctionnait pas. La &lt;a href=&quot;http://www.crtv.cm/&quot;&gt;CRTV&lt;/a&gt; a aussi pris un sacré coup de jeune&amp;nbsp;: quand je vivais au Cameroun il y a longtemps (au millénaire dernier, c'est tout dire), elle n'émettait que cinq ou six heures par jour. Faudra que je pense à vous raconter ça quand je serai revenue. Pour l'instant j'ai pas vu grand chose d'autre, pour être honnête jusqu'au bout, parce que c'est notre histoire, qu'elle est forte et que je ne veux pas de secrets, je suis ici pour le boulot. Pour une semaine seulement, ce qui implique une grande disponibilité pour que tout soit nickel quand je repartirai. J'essaierai de vous prendre un max de photos, quand j'aurai trouvé les piles, parce que là, il n'y a pas les piles, même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je devrais avoir du neuf à vous raconter demain, je vais tenter l'excursion dans quelques boutiques.  D'ici-là, soyez sages, couvrez-vous bien, de mon côté j'espère qu'il fera un peu moins chaud demain, 35°C à l'ombre, des températures pareilles, c'est indécent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bisous pêle-mêle&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Dern's!</title>
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    <pubDate>Thu, 01 Jan 2009 10:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Alors parce que c'est le premier janvier et qu'il est dix heures du mat', pas moyen de trouver le moindre pélos sur méméssène pour une bise virtuelle et les meilleurs vœux tout ça?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M'en fous, si c'est ça, je vais me coucher, je vous raconterai mon Nouvel An au boulot une autre fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allez, une bonne année à tous, et surtout la santé. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dirais même plus, meilleurs vœux tout ça.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Yeah, I could use a hug</title>
    <link>http://chimineks.net/post/2008/12/29/Yeah%2C-I-could-use-a-hug</link>
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    <pubDate>Mon, 29 Dec 2008 12:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Depuis mercredi dernier, la seule nuit que je n'aie pas passée au taf fût celle de vendredi à samedi. D'où un état physique et mental quelque peu instable ce matin. Bizarre de me dire que non seulement ce soir, mais aussi demain soir, youhou, je ne passerai pas ma nuit à répondre au téléphone quelque part dans un bureau perdu au fin fond de Gennevilliers. Je sais qu'il y aurait urgence à se reposer, mais en même temps, puisque la vraie vie recommence, je peine à accepter l'idée qu'il faille faire la sieste avant...&amp;nbsp; Se recaler sur une vie sans travail, ce n'est pas toujours simple. Heureusement, mercredi soir on r'met ça. Burp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouaip. Deux réveillons, deux nuits de taf, cette année. Pas que ça m'enchante, mais enfin bon, il faut bien que quelqu'un le fasse. &quot;&lt;em&gt;Oui mais pourquoi toi d'abord?&lt;/em&gt;&quot; hurlent les copains déçus de ne pas m'avoir avec eux pour changer d'année. Je ne sais pas. Enfin, si, du point de vue de celui qui fait le planning, je vois bien: cette année, beaucoup de collègues ont posé des congés à ce moment-là, donc, en gros, ceux qui ne sont pas en vacances pour le Nouvel An sont de corvée. Voilà. C'est mon taf. On ne gagne pas à tous les coups. Ca fait partie du métier. Ce sont les contraintes du boulot. Je ne comprends pas toujours pourquoi j'accepte ça, alors essayer de l'expliquer aux autres...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis mercredi dernier, jour du réveillon de Noël, donc, j'ai carrément décroché du monde réel. Alors que j'écris ces mots, par la fenêtre je vois les remparts séculaires au pied desquels je vis. Ils sont éclairés par un beau soleil d'hiver. Cinq jours que je n'avais pas vu ça. La lumière du jour. Partir au boulot alors qu'il fait déjà noir, veiller toute la nuit pour bosser, rentrer chez soi alors que le soleil ne s'est pas encore levé, dormir toute la journée... Ca peut être ma vie. Ce n'est pas toujours comme ça, encore heureux, mais il y a des phases. Et j'en sors lessivé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait est que la période actuelle engendre des perturbations qui ne favorisent pas forcément une récupération optimale. Bon, mercredi soir, c'était réveillon. Et qui dit réveillon, y compris au boulot dit repas de fête. Et qui dit repas de fête dit boisson de fête. Champagne. Et c'est à ça que j'ai carburé toute la nuit. L'année dernière, notre employeur nous avait réservé un Noël relativement austère en matière de réjouissances. Du style deux pauvres bouteilles pour la soirée et la nuit. Alors déjà, bosser pendant que tout le monde fait la teuf, ce n'est pas forcément très agréable, mais si en plus il faut se finir au Coca Light, je dis non. Et quelques-uns de mes collègues me suivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette année, afin d'éviter tout risque de dessèchement de gosier pour cause de pingrerie de notre employeur, nous nous sommes mis d'accord avec quelques camarades nuiteux pour ramener une bouteille de champagne chacun. Et bien, comme de par hasard, peut-être à la suite de nos récriminations de l'an passé, cette fois-ci ce fût bombance en matière de breuvage à bulles offert par la boîte! Je ne vous raconte pas ce qu'on s'est mis. Bien que nous n'ayons pas réussi à venir à bout de la totalité des bouteilles, il est fort probable que les buveurs présents ce soir-là aient joyeusement englouti une bouteille par tête de pipe. Si ce n'est plus. En ce qui me concerne j'ai de gros doutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bosser bourré. Oui, tout à fait, c'est possible. Tout en conservant sa crédibilité téléphonique, oui, oui. Non, parce qu'il ne faut pas croire, autant la nuit de Noël est en général assez calme, autant cette année, pas du tout. Bien sûr l'ébriété n'aide pas forcément à optimiser son efficacité au travail, rédiger un courrier électronique en anglais à trois heures du mat' alors qu'on est à deux grammes n'est pas chose aisée, mais enfin, objectivement, il y avait vraiment de quoi faire. Dans la bonne humeur, bien sûr, champagne aidant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois bien que c'est ma boisson préférée. Je veux dire, quand il s'agit de tisaner un brin. Ca monte à la tête, mais tranquillou, ça se gère hyper facilement, le lendemain matin on n'a jamais mal au crâne si on ne tourne qu'à ça, ça ne rend pas malade à finir la tête dans les chiottes... Non, vraiment, le champagne, je dis très bien. Tout en sachant que l'alcool, c'est mal, ne l'oubliez jamais les enfants. Et puis d'abord j'étais vachement moins bourré que tous les gugusses qui nous ont appelés après s'être lamentablement croûtés au milieu d'un rond point qui n'avait rien à faire là où sur un muret qui s'était jeté sous leurs roues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin bon, à un moment donné, j'étais tellement bourré que j'ai fumé une clope.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeet ouais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ans sans fumer, et bim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors évidemment, il se trouvera des gens pour tomber à genoux, s'arracher les vêtements et se recouvrir de cendres; ce n'est pas la peine, je vous assure. Déjà, histoire d'éviter tout suspense inutile, je vous raconte la fin: je n'ai pas refumé depuis. Juste, il se trouve que j'ai eu une envie d'une cigarette à ce moment-là. Et que je ne me suis pas interdit de céder à cette envie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et donc, il y a un peu plus de deux ans, quelques jours avant mes trente ans, j'ai arrêté de fumer. J'étais plutôt du genre gros fumeur, puisque j'abattais quotidiennement mon paquet de Camel même pas Light. Et du jour au lendemain, pouf plus rien. Je ne dirai pas que c'était facile. Au contraire, je dirais plutôt que j'ai fait preuve d'une volonté de fer et d'une force de caractère redoutable pour y arriver. En fait, ce qui m'a le plus aidé à tenir, notamment dans les moments où l'envie refaisait surface (c'est-à-dire quotidiennement, avec plus ou moins de vigueur), c'est de me dire que si j'en refumais une, je replongerais aussitôt. Que je ne serais pas assez fort pour m'arrêter à en fumer une seule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ça a marché. Drôlement bien, même. Puisque pas une seule en deux ans. Sauf qu'à la longue ça a fini par me gonfler, le côté &quot;&lt;em&gt;Moi, pauvre petite chose fragile, trop faible pour être capable de résister&lt;/em&gt;&quot;. A un moment donné, merde. Oui, merde. A cette part de moi-même qui a tendance à vouloir me persuader de ma vulnérabilité, de ma fragilité, de ma faiblesse, j'ai eu envie de dire merde. Quand la raison se mue en prudence excessive, laquelle finit par virer dénigrement de soi, on peut dire merde. Et ce soir-là, merci champagne, c'est ce qui s'est passé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai fumé une cigarette, parce que j'en avais envie, parce que j'ai trente-deux ans, parce que j'ai tenu deux ans sans fumer, parce qu'après ça je sais que ce n'est pas une pauvre clope qui va me faire replonger. Et j'ai kiffé ma race. Pas envie de tousser, pas envie de gerber, pas trouvé ça dégueulasse... Non, j'ai apprécié ce moment. J'aime toujours autant fumer. Mais il y a des tas de bonnes raisons de ne pas le faire régulièrement. Et surtout, je sais que je peux être suffisamment fort pour ne pas le faire. Il est probable que certains trouveront ça paradoxal, mais c'est comme ça, c'est en fumant une cigarette j'en ai pris conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si t'es pas content c'est pareil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On croit bien se connaître, et finalement, il y a toujours moyen de découvrir des trucs sur soi-même. Personnellement, depuis quelque temps, je découvre à quel point je suis extrêmement doué pour générer du sentiment de culpabilité. Oh, pas chez les autres, c'est con, ça peut être très utile, mais bien pour ma petite personne. Enfin, je dis culpabilité, mais je ne sais pas si c'est bien le terme adéquat. En gros, pour faire simple, j'ai tendance à me poser beaucoup de questions sur le bien-fondé de mes actes, de mes pensées, enfin un peu de tout ce que je fais, quoi, et au final reste souvent le doute, celui de savoir si j'ai pris ou non la bonne décision. Je dis &quot;culpabilité&quot;, parce que ce doute pourrait s'exprimer sous la forme d'une question: suis-je coupable d'avoir fait un mauvais choix?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouais, je sais, ça paraît un peu con-con, mais quand on l'applique à TOUT ce qu'on fait, ça peut être handicapant. Et là, de constater que je peux à arriver à faire autrement, même pour une histoire aussi dérisoire que celle de ma clope de Noël, ça me fait plaisir. C'est comme cette histoire de PS3. Ah oui, ça y est, j'ai une PS3. Et donc vous allez voir que là aussi il y a matière à se réjouir, rapport au sujet dont auquel je vous cause depuis quelques phrases. Mais vous allez voir, c'est tellement une belle histoire qu'on va changer de paragraphe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or doncques, il y a quelques jours, j'avais un peu d'argent. La chose est devenue si rare que quand elle se produit, je me dépêche de tout dépenser, de préférence dans le cadre d'achats aussi résolument futiles que dépourvus d'urgence vitale. Et donc, cette année, c'est tombé sur la PS3. Bon, en soi, j'assume complètement, ce n'est pas un achat coup de tête, ça faisait un moment que j'y pensais, ce n'était pas franchement indispensable, mais enfin, on peut bien se faire plaisir de temps en temps. Non, ce qui est intéressant, c'est ce qui s'est passé au moment de l'achat de la bête.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourvu de chèques-cadeau généreusement offerts par l'entreprise au sein de laquelle j'exerce vaillamment mon métier, je me suis rendu chez un détaillant en produits d'électroménager acceptant les chèques en question. Sur le principe, j'envisage la PS3 plutôt comme une console pour un. J'ai déjà une Wii, ma première console à moi, achetée à trente ans, dans laquelle j'avais investi, sans doute en me disant inconsciemment qu'elle me permettrait d'attirer du monde chez moi, rapport à c'est tellement classe de jouer aux Lapins Crétins sur vidéoprojecteur. Le succès de la Wii en tant que booster d'interactions sociales étant relativement mitigé, j'ai décidé de m'offrir une vraie console de gameur bien no-life, le genre qui joue tout seul chez lui, de préférence sans voir la lumière du jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré tout, une fois rendu dans le magasin, je me suis dit que, au cas où , pour si j'dois r'cevoir, il serait toujours utile d'avoir une deuxième manette, on ne sait jamais. Soixante euros la manette, j't'explique. Enfin bon, on ne vit qu'une fois. De même, la console en question disposant d'une sortie HDMI, j'ai pris un câble à vingt euros histoire de. Après moult hésitations, j'ai fini par me décider pour le pack Little Big Planet, et me suis rendu en caisse pour y faire une bonne grosse CB des familles t'as vu. Et là, il s'est passé un truc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir bipé la console, la sublime caissière (si, si, j'te jure) m'a demandé si j'avais déjà effectué un achat dans le magasin par le passé. Or oui, j'étais déjà enregistré chez eux. Sauf que depuis mon achat précédent, leur système informatique avait quelque peu évolué, et à ma fiche-client, il fallait à présent ajouter ma date ainsi que mon lieu de naissance. Il se trouve que non content d'être né exactement le même jour que &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.stars-oubliees.com/la_bande_d_ab_prod/camille_raymond/rubrique240.html&quot;&gt;Camille Raymond&lt;/a&gt;, ce qui ne manque déjà pas de classe, je suis venu au monde sous des latitudes bien plus originales que nombre d'entre vous, pauvres franchouillards de base que vous êtes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estimant sans doute que cela m'aiderait à prendre un bon départ dans la vie, mes parents on fait en sorte que je voie le jour à Caracas. C'est-à-dire pas en France. Et ça, le sytème de chez le magasin d'électroménager, il aime pas bien ça. Les gens pas d'chez nous ce n'est pas sa tasse de thé. Alors bon, la caissière atomique était bien emmerdée, parce que l'ordinateur ne voulait rien savoir. Un client né ailleurs que dans l'Hexagone? Impossible! Inconcevable! Après avoir tenté la saisie une bonne quinzaine de fois, elle s'est décidée à appeler un responsable, lequel a pris tout son temps pour arriver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant la venue du responsable, notre bombasse de service était toute de stress emplie, cela se voyait. Sans doute de voir la file d'attente s'allonger dangereusement derrière moi. Peut-être aussi le fait de subir la drague au lance-flammes de son collègue préposé à l'aide au transport des achats vers le véhicule des clients, lequel lui faisait des avances à base &quot;&lt;em&gt;Nan, mais vas-y file moi ton facebook, ce sera sympa t'as vu&lt;/em&gt;&quot;. En tout cas, quand le problème a été résolu (en mentant à la machine en lui faisant croire que j'étais né dans le neuf-cinq!), elle était suffisamment perturbée pour oublier de biper le câble HDMI et la manette de l'improbable invité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques années, en la voyant commettre un oubli pareil, j'aurais bien entendu réalisé l'aubaine financière que cela pouvait représenter, mais j'aurais aussitôt été assailli par une foules de pensées culpabilisantes: &quot;&lt;em&gt;Ciel, mais si je ne dis rien, elle commet une erreur à cause de moi et ça fait de moi un méchant!&lt;/em&gt;&quot;, &quot;&lt;em&gt;Si je fais comme si de rien et que l'alarme se met à sonner je vais avoir l'air trop con!&lt;/em&gt;&quot;, &quot;&lt;em&gt;Si je me tais, je commets un vol, le petit Jésus sera tout triste!&lt;/em&gt;&quot; et autres réflexions du même ordre. Aujourd'hui, je me réjouis de pouvoir ajouter &quot;&lt;em&gt;N'importe quoi, quoi&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là, je me suis juste dit &quot;&lt;em&gt;Trop yes, mais comment je vais trop fermer ma gueule&lt;/em&gt;&quot;, en partant du principe que quatre-vingt euros de réduc', ça ne se refuse pas. Normal me direz-vous. Oui, certes. Mais en même temps énorme. Je veux dire, je me souviens encore de la fois où, âgé de sept ou huit ans, j'étais allé à la Samaritaine de Cergy-Pontoise pour m'acheter une boîte de Lego, et, réalisant que j'étais sorti du magasin avec la boîte sous le bras sans la payer, j'y étais retourné pour passer en caisse. Ah non, mais on part de très, très loin, hein. Enfin bon, merci caissière à la plastique désarmante, merci système informatique xénophobe, merci dragueur 2.0, grâce à vous et à mes chèques-cadeau, ma belle PS3 m'aura coûté encore moins cher qu'une Xbox du méchant Bill Gates, et j'aurai eu une nouvelle preuve du fait que je peux appréhender les choses avec un peu plus de légèreté...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons à nos moutons, que nous avons lâchés depuis un petit moment déjà. Mercredi soir, champagne donc. Le lendemain, la nuit de jeudi à vendredi, donc, ce fut thématique punch-coco. Plus sévère, déjà. Heureusement, il n'y en avait pas beaucoup, parce que ça se boit sans soif ce truc. Et ça monte carrément vite. Toujours est-il que vendredi matin, en rentrant chez moi, je n'ai pas eu trop de peine à trouver le sommeil jusqu'à une heure indécente de l'après-midi. A tel point qu'on peut en fait parler de début de soirée. C'est le moment où je suis parti chez mon pote B-Boy pour y retrouver quelques amis exilés en Province de passage dans le neuf-cinq. Du coup, j'ai ramené des restes. Du champagne de mercredi. Et il a fallu boire. Encore... On n'a pas des vies faciles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Couché tard, réveillé tard samedi, il a fallu repartir au boulot, rebelote dimanche soir, et nous voilà ce matin. Oui, je suis fatigué en fait. J'aurais pu vous raconter comment il a impérativement fallu que j'achète un nouveau téléviseur pour aller avec ma PS3, mais la raison, qui n'a pas toujours tort, il faut bien le reconnaître, m'impose d'aller recharger un peu les batteries. Pas que j'aie grand-chose de prévu, surtout que je ne fêterai pas le Nouvel An, mais bon, il vaut mieux, n'est-ce pas. Juste histoire d'arrêter de se poser des questions sur le sens de la vie quand on a le cerveau au bord du court-circuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus, je vous laisse, ce n'est sans doute pas aujourd'hui que je goûterai au plaisir de me promener sous le soleil d'hiver, mais ça viendra. L'année prochaine s'il le faut.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://chimineks.net/post/2008/12/29/Yeah%2C-I-could-use-a-hug#comment-form</comments>
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    <title>Trop la patate</title>
    <link>http://chimineks.net/post/2008/12/15/Trop-la-patate</link>
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    <pubDate>Mon, 15 Dec 2008 18:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Parfois on se pose des questions toutes bêtes, on croit que la réponse est évidente pour tout le monde, et puis finalement non. J'en ai fait l'expérience pas plus tard que la semaine dernière. Afin de me sentir entouré au moment de franchir le cap redoutable de ma trente-deuxième année passée sur Terre, j'ai lancé le dimanche soir une invitation à venir se péter le bide à ma santé à coups de raclette le mardi soir suivant. Oui, c'était un invitation un peu en dernière minute. Du coup je ne m'attendais pas à ce que tout le monde puisse répondre présent. Et pourtant si.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est comme ça que je me suis retrouvé mardi matin à me poser la question de la quantité de nourriture à acheter pour une raclette à quatorze. N'ayant chez moi que dix chaises, ce qui est déjà pas mal au regard du nombre d'habitants dans mon foyer, je suis allé en quérir quelques unes supplémentaires chez mon père. Entre lui et sa femme, je me suis dit qu'ils avaient sûrement assez d'expérience de la vie pour me conseiller en ce qui concerne la quantité de pommes de terre à faire cuire pour une tablée aussi conséquente que celle attendue pour le soir-même. Oui, parce qu'en fait, je le confesse volontiers, je n'avais absolument aucune idée de la quantité de patates requise par tête de pipe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etant plutôt du genre à trouver les réponses par moi-même, et particulièrement bien adapté au mœurs de notre temps, j'avais commencé par faire une petite recherche Gougueule, à base de &quot;&lt;em&gt;quantité de patates par personne pour une raclette&lt;/em&gt;&quot;. Chou blanc. J'ai bien tenté la variante avec &quot;&lt;em&gt;pommes de terre&lt;/em&gt;&quot; au lieu de &quot;&lt;em&gt;patates&lt;/em&gt;&quot;, sans plus de succès. Honnêtement, je n'en revenais pas. J'ai trouvé toutes les astuces possibles et imaginables pour faire une raclette sans porc, une raclette végétarienne, une raclette au camembert, et même une raclette sans fromage, mais impossible de trouver combien de patates il me fallait prévoir par convive! A quoi bon cette profusion technologique et cette surabondance d'information si c'est pour ne pas pouvoir y trouver les réponses aux questions les plus fondamentales...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore sous le choc de la prise de conscience des limites finalement pas si lointaines de la Société de l'Information, je décidai de m'en remettre au bon vieux savoir de nos anciens. Et il se trouve que les deux premiers que j'ai croisés ce matin-là furent mon père et sa femme.&amp;nbsp; Pour des gens élevés à la rude comme eux, issus des plus austères campagnes de notre beau pays, ayant passé leur enfance à arracher à la glèbe hostile les quelques tubercules rassis leur permettant d'assurer leur subsistance, je me suis dit que la réponse coulerait de source: &quot;&lt;em&gt;Pour une personne, compter tant de patates&lt;/em&gt;&quot;. Ou la variante plus scientifique &quot;&lt;em&gt;tant de grammes de patates&lt;/em&gt;&quot;. A chaque question, sa réponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et bien en fait, pas du tout. Ma question a commencé par les surprendre. &quot;&lt;em&gt;Ah ben oui, tiens, combien que c'est qu'il en faut?&lt;/em&gt;&quot;. Damn'. Allait-il falloir que je m'en remette à de plus vieux, donc plus sages? Finalement, mon père s'est repris. Il a indiqué que pour lui, il fallait bien compter cinq cents grammes par personne. Un demi-kilo, oui. Alors d'instinct, comme ça, à l'évocation du mot &quot;&lt;em&gt;kilo&lt;/em&gt;&quot; (même &quot;&lt;em&gt;demi&lt;/em&gt;&quot;) accolé à &quot;&lt;em&gt;par personne&lt;/em&gt;&quot;, je me suis un peu raidi. Ca me paraissait quand même beaucoup. Quand même. D'ailleurs sa compagne a elle aussi jugé que ça faisait un peu trop. Pour elle, il fallait compter plutôt trois cents grammes. S'en est suivi un long débat pour déterminer lequel des deux avait raison, débat un peu surréaliste puisqu'on y entendait mon père recommander de prévoir plutôt plus que plutôt moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il faut savoir, c'est que mon père, s'il me rend trois centimètres en hauteur, doit peser environ ving-cinq kilos de moins que moi. En gros, nous ne sommes pas du tout bâtis sur le même modèle. Au niveau des habitudes alimentaires nous différons aussi de beaucoup. En ce qui me concerne, plus c'est gras, plus c'est sucré, plus c'est riche, plus ça me plaît. Je n'ai jamais manqué de la gourmandise nécessaire pour trouver la motivation à finir un plat. Mon père, lui, c'est plutôt un adepte de l'ascèse gastronomique. Le genre &quot;&lt;em&gt;Quoi? Trois feuilles de salade? Mais c'est beaucoup trop, j'ai déjà pris une toute une demie-tranche de jambon!&lt;/em&gt;&quot;. L'homme qui a les dents du fond qui baignent après trois petits pois, quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors dans ce cas-là, sorti de toute considération du type &quot;&lt;em&gt;Je règle mon pas sur le pas de mon père&lt;/em&gt;&quot;, quand j'ai entendu mon père soutenir que c'était cinq cents grammes par personne, parce que lui, il lui fallait au moins ça, je n'ai pas pu faire autrement que de douter. Bon, d'accord, un demi-kilo, dit comme ça, ça fait peur, mais après tout, s'il n'y a rien d'autre à manger, peut-être que c'est effectivement la dose nécessaire... En m'en retournant chez moi au volant de ma belle italienne aux reflets d'argent, je m'interrogeais. Trois cents? Cinq cents? Pas question de prendre le risque de manquer, mes invités ne me le pardonneraient pas. Enfin eux, si, mais moi je ne me le pardonnerais pas...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors que j'eus une idée qui me parut lumineuse sur le coup. Il se trouve que depuis quelques années j'ai mes habitudes dans un café sis à au moins trente mètres de chez moi. Or ce café donne également dans la brasserie le midi. On peut s'y restaurer, quoi. Et qui mieux qu'un restaurateur expérimenté aurait pu me conseiller en matière de quantités de nourriture, hum? Ni une, ni deux, j'ai donc filé chez Jean-Pierre pour m'abreuver de son précieux savoir. Nous étions en milieu de matinée, l'endroit était presque désert, seuls un ou deux retraités étaient accoudés au comptoir, la vaisselle était faite, il n'était pas encore temps de dresser les tables pour le midi: la configuration était idéale pour inviter le patron à une discussion propre à lui changer les idées au moment du creux de dix heures...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ben, tu me crois, tu me crois pas, le cuistot soi-disant chevronné a été infoutu de m'apporter une réponse claire, nette et précise. Il a commencé par dire &quot;&lt;em&gt;Ah ben oui, tiens, c'est vrai ça, combien que c'est qu'il en faut?&lt;/em&gt;&quot;. Puis il a botté en touche d'un habile &quot;&lt;em&gt;Ben ça dépend, c'est des gros mangeurs ou non, tes invités?&lt;/em&gt;&quot;. Rhâ, le fourbe. Qu'est-ce que je pouvais bien en savoir, moi? Et puis d'abord, gros mangeur, ça veut dire quoi, hein? Décidément, on ne pouvait compter sur personne... A tout hasard, j'ai fait savoir quelles étaient les recommandations de mon père. A quoi le Jean-Pierre a réagi en disant que ça faisait peut-être un peu beaucoup, mais qu'après ça dépendait si c'était des gros mangeurs ou non...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, un de mes voisins de comptoir est intervenu et a dit que pour lui, il fallait compter plutôt dans les trois cents grammes. Ce qui nous faisait donc deux voix pour trois cents, une pour cinq cents, et une abstention pour cause de &quot;&lt;em&gt;on sait pas si c'est des gros mangeurs ou non&lt;/em&gt;&quot;. C'était décidé, je compterais quatre cents grammes par personne. Au pire, ça ferait un peu trop, mais pas question de devoir faire des pâtes à mes invités si on arrivait à la rupture de stock avant la satiété générale. Quatorze personnes, quatre cents grammes par tête, je suis donc revenu avec six kilos de patates sous le bras. Et en tout et pour tout, un pauvre paquet de cacahuètes pour l'apéro. Pas question de se gaver avant d'attaquer le repas, non mais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison d'une défection de dernière minute pour cause de &quot;&lt;em&gt;On n'a trouvé personne pour garder les enfants&lt;/em&gt;&quot;, nous nous sommes donc retrouvés à douze autour de la table. Et c'était quand même trop cool. Jusque là, le record était de dix, preuve a été faite qu'on pouvait faire encore mieux et être bien installés. C'est le genre d'occasion ou je suis bien content de mon chez moi, alors je l'ai savouré, parce que ce n'est pas tout le temps comme ça. Je crois que tout le monde a passé une bonne soirée. Et en tout cas, s'il y a bien une chose dont je suis sûr, c'est que tout le monde a bien mangé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq kilos. Un chouïa plus de quatre cents grammes par bouche à nourrir. Mon saladier le plus balèze rempli ras la gueule de tubercules. Ca, on n'a pas manqué. En, fait, ça faisait juste deux fois trop. Ouais, deux. Et ce n'est pas que les mangeurs aient fait leurs précieuses, tout le monde a terminé en se tenant le ventre en n'en revenant pas d'avoir mangé tout ça. Même moi, c'est dire (cela dit, il est possible que je fasse partie des rares qui ont effectivement englouti leurs quatre hectogrammes de patate). Donc, si vous voulez mon avis, à moins d'être en vacances aux sports d'hiver avec vos potes rugbymen, quatre cents grammes, ça fait trop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le résultat de tout ça, c'est que depuis une semaine, je bouffe des patates à tous les repas. Revenues à la poële, en salade, à la croque-au-sel, au gruyère fondu, en purée, bref, je crois que j'aurai tout essayé, et pour l'instant, je n'en vois toujours pas le bout. Et pour tout dire, j'ai comme l'impression qu'au bout d'un moment les pommes de terres cuites, ça ne se garde pas très bien. Je pense que le dernier kilo va finir à la benne, tout comme les dernières tranches de charcutaille. Oui, parce que j'avais vu un peu trop généreux en ce qui concerne la bidoche aussi. Et là, pareil, à force d'en avoir à tous les repas, j'arrive comme qui dirait à saturation. En plus, je me demande si les quelques boutons qui se sont mis à orner mon front ne seraient pas liés à l'excès de graisse porcine...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors bon, histoire que cette extraordinaire épopée ait quelque valeur éducative et vienne contribuer à l'accès à une meilleure connaissance du monde par le plus grand nombre au moyen des technologies de notre temps, je vais quand même y aller de mon petit conseil personnel. Ami internaute, si tu as atterri ici à la faveur d'une requête internet ayant pour objet de t'aider à déterminer combien de patates il te faut pour ta raclette de demain soir, sache-le, ici tu trouveras une réponse, une vraie de vraie. Pour une raclette &quot;classique&quot; (patates, fromage à raclette, charcuteries diverses et variées), compte deux à trois cents grammes de pomme de terre par personne. Alors oui, je donne une fourchette, mais en même temps, comme dirait l'ami Jean-Pierre, &quot;&lt;em&gt;Ca dépend si c'est des gros mangeurs ou non&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus, snurfle, teuheu-teuheu, je vous laisse, il serait dommage que je ne profite pas à plein de ce rhume carabiné dont le destin m'a fait cadeau pile au moment où j'ai quelques jours sans bosser. Ouaip, y'a pas, le travail, c'est la santé.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Voilà comment on flingue une grasse matinée</title>
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    <pubDate>Fri, 12 Dec 2008 09:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie-Shirley</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Cette semaine,j'ai décidé que j'en avais marre d'aller bosser et que je préférais rester chez moi bien au chaud. Jean-Kevin, lui, s'est levé ce matin comme tous les matins pour aller gagner de quoi entretenir sa fonctionnaire et son chat, sauf qu'en partant il a commis LE crime&amp;nbsp;: oublier de fermer la porte à clé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;S'il y a un truc qui m'empêche de dormir et qui me fout de mauvais poil, c'est quand je sais que je suis seule chez moi et que la porte n'est pas verrouillée. C'est donc d'une humeur de chien que je me suis levée sur les coups de 6h54 pour aller donner un tour de clé dans ma chuper porte blindée qui est tellement bien que t'as qu'un seul tour à faire pour fermer à double tour. J'ai voulu aller me recoucher, et là, le bug.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne me suis jamais expliqué ce phénomène, mais je me réveille tous les matins avec une chanson dans la tête. Absolument tous les matins, un vrai juke box, paroles et musique, un peu comme Ally MacBeal. A chaque fois, une chanson différente, d'un album que j'ai ou pas, une chanson que j'aime ou que je déteste, parfois j'ai même pas besoin de l'avoir entendue à la radio deux minutes avant, elle s'est mise en route toute seule. Le pire, c'est quand le disque est rayé et que je me trimballe ladite chanson en boucle pendant quatre jours ou plus. Les fois où ça m'est arrivé, le seul moyen que j'ai trouvé pour arrêter le massacre a été d'écouter la chanson en question puis d'enchainer avec une autre histoire de vider le cache, et j'avoue que ça fonctionne assez bien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce matin, j'étais d'autant plus furax d'avoir à me lever que j'étais bien au chaud sous ma couette et que c'était &lt;a href=&quot;http://www.exclaim.ca/images/josh_homme_01.jpg&quot;&gt;Josh Homme&lt;/a&gt;, l'homme de ma vie ex-aequo avec &lt;a href=&quot;http://images.thewavemag.com/images/articles/12001-13000/12348.jpg&quot;&gt;mon Paulounet d'amour (Deuxième en partant de la gauche)&lt;/a&gt; et Jean-Kevin qui me tenait compagnie, et je vous raconte pas comme c'était bien de l'avoir rien qu'à moi à me chanter &lt;a href=&quot;http://www.deezer.com/track/912575&quot;&gt;Misfit Love&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais j'ai dû me lever.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour aller verrouiller cette foutue porte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'en ai profité pour allumer la télé, en me disant qu'il serait judicieux de ne pas me lever trop tard, pour avoir le temps de préparer mon pantalon à déposer chez la couturière, puis aller chez le coiffeur, puis un tas d'autres trucs comme aller chez mon kiné trop sexy me faire péter les cervicales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'aurais pas dû, pour une raison que j'appellerai &quot;la meilleure du monde&quot;&amp;nbsp;: la dernière chaîne zappée sur cette télé était W9, qui diffusait un clip de Christophe Maé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je vois des visages qui se crispent, vous comprenez ma douleur. Mais le pire, ça n'a pas été de tenter de saisir la télécommande dans les trois secondes de délai que vous avez pour changer de disque avant de finir avec ses chansons pourries stockées à tout jamais dans votre mémoire, non, le pire, c'est qu'après avoir zappé plus vite que mon ombre sur Franklin la Tortue, j'ai tenté de rejoindre mon Joshounet au pays des rêves, mais &lt;a href=&quot;http://1f.img.v4.skyrock.net/1f0/am62/pics/748582894.jpg&quot;&gt;Christophe Maé&lt;/a&gt; avait pris sa place. J'étais passé du frisson orgasmique de Misfit Love au frisson glacé de la chanson que ce monstre de torture &lt;a href=&quot;http://www.deezer.com/track/2164908&quot;&gt;a écrit pour son gamin&lt;/a&gt; (pauvre gosse).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le duel a été rude, tellement rude que vingt minutes plus tard Josh et Tof étaient encore en train de se fighter, la puissance du riff sexuel et du super déhanché contre la soupasse merdique pascal-negrienne, ça m'a foutue d'une humeur de chien, ça m'a brisé ma libido, et j'ai été obligée de me lever pour me laver les oreilles, ça devenait insupportable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Christophe Maé, je te hais. Je te vomis. Tu n'es pas un artiste, ta voix me crispe, elle me donne des envie de génocide. Rends-nous service, arrête de chanter. Ou alors fais de l'instrumental. Et accessoirement, si ton gamin pouvait s'abstenir... de chanter, de se reproduire, de tout quoi. Merci bien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Non parce que bon, à &lt;del&gt;8h33&lt;/del&gt; &lt;del&gt;8h47&lt;/del&gt; 9h05 je suis pas encore certaine qu'il va pas revenir m'envahir la tronche avec sa merde pendant la journée. Et j'en suis à mon deuxième album des Queens of the Stone Age, quand même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai si froid, Josh, réchauffe-moi...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Hihi, oui, j'aime bien quand tu me chatouilles par là aussi. Hum, pardon.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ah oui, parce que j'ai oublié de vous dire, mais la situation est d'autant plus cocasse que cette nuit, j'ai rêvé que je reprenais la guitare. J'empruntais l'Ovation électroacoustique de Papounet, sauf que cette guitare, qui doit bien approcher des trente ans, était hyper abîmée et je n'étais même pas certaine de pouvoir jouer dessus vu que c'est une guitare de droitier et que je suis gauchère. Du coup, je me posais la question de l'investissement dans une guitare pour gaucher, mais là encore, le choix de la guitare électrique ou acoustique me posait problème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, vous en pensez quoi&amp;nbsp;? Sèche ou électrique&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Christophe Maé ou Josh Homme&amp;nbsp;?
(Oui, comme ça on voit mieux ce que ça donne comme résultat)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Allez, joyeux Hanouka, bisou&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Yes we're going to a party party</title>
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    <pubDate>Mon, 08 Dec 2008 16:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Depuis quelques années, c'était devenu une sorte de tradition: les semaines précédant la date fatidique me voyaient sombrer dans une profonde mélancolie. Un ardent désir de me cacher dans une grotte pour n'en ressortir qu'au printemps revenu naissait en moi. Pas marre des gens, pas marre de la vie, juste l'envie de faire une pause et d'y revenir après avoir laissé passer un peu de temps... Avec les années, ayant trouvé une foule d'explications valables à ce phénomène, j'avais fini par l'accepter comme relevant de l'inévitable. Au point d'en avertir les gens, de leur dire de ne pas s'inquiéter, que c'était normal si j'étais moins normal...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis cette année, rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou si peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A peine un frémissement début novembre, et encore rien ne dit qu'il n'était pas dû à une cause autre que celle habituelle. Honnêtement, je ne peux pas dire que ça m'ait manqué, au contraire, je me suis plutôt réjoui de ce moral étonnamment stable. Enfin aussi stable que peuvent l'être les fluctuations incessantes et imprévisibles de ce yo-yo lunatique que j'appelle mon humeur. En tout cas, j'en étais déjà à me dire que j'avais considérablement avancé cette année, que peut-être enfin j'arrivais à accepter certaines des imperfections de la vie, celles dont la flagrance me paraissait plus évidente à cette période de l'année. Au bord de la satisfaction, quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis ce matin, au réveil, va savoir pourquoi, c'est un moral en plomb qui me garnissait les chaussettes. Un peu comme si toute la morosité que je prenais soin de distiller patiemment les années précédentes et que je m'étais épargné cette année avait déferlé dans mon crâne en l'espace d'une nuit. Toujours la même vie. Toujours les mêmes problèmes. Toujours la même merde. A me demander si dans le fond il était bien nécessaire de me lever aujourd'hui. Après tout, la célébration avec les amis n'aurait lieu que demain soir... Globalement, je me fous des réveils du lundi matin. Mais quand ça tombe le jour de mon anniversaire, c'est clair que c'est le pire jour de la semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, mais lundi, quelle idée! Si j'avais eu un emploi du temps de salarié conventionnel, je ne dis pas, mais quand on bosse nuitamment et anarchiquement, c'est franchement le blues. Ben oui, quoi, si la mélopée harmonieuse de France-Info m'avait tiré du sommeil ce matin, si j'avais pris une douche, passé mon visage sous la lame du rasoir, enfilé mon costume de cadre moyen moyen, noué ma cravate, pris place dans le RER qui m'amènerait à La Défense, traversé l'esplanade pour rejoindre ma tour à moi, pointé à la badgeuse, dit bonjour au vigile, fait un stop à la machine et café et finalement croisé mes collègues, nul doute que tous auraient pris la peine de me souhaiter un bon anniversaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon collègue Jean-Pierre aurait plaisanté en me disant &quot;&lt;em&gt;Alors ça te fait combien, 24, c'est ça? Hohoho&lt;/em&gt;&quot;', notre chef d'équipe d'ordinaire si glaciale aurait peut-être exceptionnellement claqué une paire de bises sur mes joues, Nathalie la petite secrétaire m'aurait remis un cadeau au nom de toute l'équipe (le DVD de &lt;em&gt;Hancock&lt;/em&gt; avec Will Smith) et se serait un peu empourprée quand Jean-Pierre aurait précisé, la voix pleine de sous-entendus, que c'était son idée à elle. La pensée fugace de l'inviter un jour à prendre un café avec moi n'aurait pas eu le temps d'aller plus loin, parce que le patron serait arrivé à ce moment-là pour me dire que ce midi je déjeunerais à sa table au R.I.E., et qu'il offrirait le vin, bien entendu... La pure bonne journée, quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, non, en fait la liberté de pouvoir rester couché chez soi le lundi, ce n'est pas si mal. Bon, d'accord, aujourd'hui, ça fait un peu chier d'être le seul glandu à n'avoir rien à faire de sa journée à part broyer du noir, mais bon, ça pourrait être pire. C'est vrai, vieillir, c'est nul, surtout tout seul, surtout quand on a l'impression que d'une année sur l'autre rien n'a bougé, mais bon... Comme me le disait un pote hier, &quot;&lt;em&gt;Bon, moi, ça va, pour cette année, j'ai eu un môme, mais bon, si on va par là, c'est pas tous les ans qu'il se passe quelque chose d'aussi balèze dans une vie... Et puis en un an, c'est impossible de dire qu'il ne se passe rien.&lt;/em&gt;&quot;. Grumbulmum. Ca m'énerve de ne pas l'avoir énoncé moi-même, mais il a raison... Alors ça y est, sous prétexte qu'il est papa, toute la sagesse du monde lui a déboulé entre les oreilles. Nan, mais n'importe quoi, quoi...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, enfin, tout ça pour dire qu'en fait ça va. Je veux dire, mieux qu'au réveil. Donc, en fin de compte, c'est vrai que cette année est peut-être un peu différente des précédentes. Après tout, c'est quand on est gamin qu'on se réveille surexcité le jour de son anniversaire, parce que ça veut dire la fête, le gâteau, les cadeaux... Passé un certain stade on envisage probablement les choses de façon un peu moins basique, ou naïve, c'est tout. Et c'est ce qui explique le coup de blues normal au matin de l'anniversaire. Enfin je suppose. Et je m'en contenterai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus je vous laisse, j'ai une journée de totale glandouille à boucler avant d'entamer une soirée sur la même thématique.&lt;br /&gt;Et n'oubliez pas de souhaiter un joyeux anniversaire à David Carradine, Gérard Holtz, Kim Basinger, Teri Hatcher, Sinead O'Connor, Philippe Katerine, Dominic Monaghan, Sébastien Chabal et la Nintendo Wii.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Qu'est-ce qu'on dit ?</title>
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    <pubDate>Mon, 08 Dec 2008 12:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie-Shirley</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Psssst, hé les filles (et les mecs), z'avez vu quel jour on est&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bah alors, vous attendiez quoi&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Allez, à trois, tous ensemble&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Trois&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Bon anniversaire Thomas !&lt;/strong&gt;!!&lt;/h4&gt;</description>
    
    
    
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    <title>VDM</title>
    <link>http://chimineks.net/post/2008/11/19/VDM</link>
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    <pubDate>Wed, 19 Nov 2008 09:25:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je me disais, c'est quand même bizarre ce voile de morosité qui s'abat sur moi depuis quelques jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis en y réfléchissant deux minutes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon sang, mais c'est bien sûr.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aurai bientôt un an de plus au compteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, tout s'explique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'était vraiment très intéressant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, je sais, un voile, ça ne s'abat pas.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
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    <title>Au propre et au figuré</title>
    <link>http://chimineks.net/post/2008/11/18/Au-propre-et-au-figure</link>
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    <pubDate>Tue, 18 Nov 2008 11:33:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Honnêtement, j'avais les foies. Je pensais que ça commencerait par un sermon à peine ma bouche ouverte. Des années et des années sans aller chez le dentiste, j'étais sûr et certain d'avoir un sourire infectieux à faire peur et à rendre grincheux n'importe quel arracheur de dents normalement constitué. Sans compter qu'après ça se poserait le problème de la ratiche pétée. Un bon vieil arrachage à la pince avec force giclures de fluides divers? Quelques séances de torture pour lui sculpter la tronche avant d'y coller une couronne pas royale du tout? En tout cas, de la souffrance encore jamais subie, mais redoutée depuis toujours. Et pourtant, en conduisant vers le cabinet de ma future agonie, j'étais étrangement serein, comme décidé à goûter les derniers instants de paix avant l'exécution de la sentence. Tout ça me paraissait presque irréel...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ben en fait, rien du tout. Déjà, la dentiste, recommandée par une mienne collègue, suintait la gentillesse comme j'ai rarement vu ça. L'exact opposé de certains praticiens que j'avais croisé par le passé et qui ne juraient que par le reproche et la menace. Manifestement, le fait que je ne me sois pas fait examiner les gencives depuis des années l'indifférait complètement. Tout ce qui la motivait c'était savoir ce qui n'allait pas, et trouver une solution pour que ça aille. En plus, elle a eu l'art de me dire des choses qui font plaisir. Quand elle a découvert ma dent elle a dit &quot;&lt;em&gt;Mais ça doit vous faire atrocement souffrir!&lt;/em&gt;&quot;. Et ça, oui, ça m'a fait plaisir, parce que justement non, même pas mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sciée, qu'elle était. Elle m'a expliqué que d'habitude, ce genre de cassure, au bout d'une demi-heure ça engendre une souffrance totalement insupportable pour le commun des mortels, et qu'elle ne voyait pas comment c'était possible que je ne le sente pas. A quoi je lui ai répondu que si, si, je ressentais bien une petite gêne, mais sans plus, quoi. Alors en gros, pour vous expliquer, c'est ma molaire du fond, mais genre tout au fond devant la dent de sagesse, qui a cassé. Un trait de fracture net et précis de haut en bas, légèrement biseauté, et surtout, allant jusqu'à l'intérieur de la gencive. Apparemment c'est ça qui aurait dû être horriblement douloureux. Sauf que moi nan t'as vu. On a l'âme du guerrier ou on ne l'a pas, n'est-ce pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après ça, elle m'a dit que j'avais de très belles dents. Même si je sais que je n'y suis pour rien, que je ne l'ai pas fait exprès, je n'ai pas pu m'empêcher de super bien le prendre. Bon, elle m'a bien trouvé deux petites caries, mais comme elle l'a dit elle-même, des caries rien moins que &quot;&lt;em&gt;minuscules&lt;/em&gt;&quot;. S'il y en a qui ont besoin de conseils pour le brossage de dents, n'hésitez pas, hein, ça me fera plaisir. Bon, par contre, une fois la phase des compliments passée, il a quand même fallu qu'elle se mette au boulot pour soigner tout ça. Et là, j'ai un peu recommencé à flipper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour commencer, il a fallu enlever le bout de dent pétée, lequel ne tenait en place que parce qu'il était fiché dans la gencive. J'aurais pu vous faire un dessin façon Tonyglandyl, mais apparemment, même schématisé, ça peut faire mal aux dents de voir ça; je sais, j'ai testé sur des collègues. Si ça se trouve, en dépit de ma tolérance surhumaine à la douleur dentaire, ça aurait pu me faire mal, mais comme elle m'a fait une petite anesthésie, je n'ai rien senti. Mais rien de rien. J'ai juste un peu flippé quand j'ai vu la taille du morceau qu'elle a extrait. A base de &quot;&lt;em&gt;Ah ouais, quand même&lt;/em&gt;&quot;. Ce n'est pas la taille en elle-même ou l'aspect dégueu du truc qui m'aient fait m'inquiéter, mais plutôt les conséquences à venir. Quelque chose me disait qu'il était tout à fait impossible que je reste comme ça, avec ma dent amputée, sans qu'il ne soit nécessaire de rien faire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a dit &quot;&lt;em&gt;Bon, normalement, dans un cas comme celui-là, la procédure normale c'est d'extraire et de poser un implant&lt;/em&gt;&quot;. Argh. &quot;&lt;em&gt;Mais bon, moi, d'après mon expérience, dans ce genre de cas, on peut très bien s'en passer la plupart du temps&lt;/em&gt;&quot;. Ouf... &quot;&lt;em&gt;D'ailleurs, vous, vous avez de très bonnes gencives, ça fait même pas une minute que je l'ai enlevé, et c'est déjà pratiquement refermé&lt;/em&gt;&quot;. Yes... &quot;&lt;em&gt;Non, je pense qu'on va laisser passer deux trois mois, le temps que ça cicatrise, et puis après ça on fera une petite reconstitution en plombage, ça sert à rien de vous mettre un implant qui sera de toutes façon moins bien que ce que vous avez déjà, et puis bon, vu qu'elle est tout au fond, l'aspect visuel on s'en fout.&lt;/em&gt;&quot;. Rhâââ-Lovely. &quot;&lt;em&gt;Bon, je vais juste nettoyer un peu tout ça, mettre un pansement qui tiendra le temps qu'il tiendra, et on se revoit dans deux mois pour finir le boulot&lt;/em&gt;&quot;. Alors juste au cas où vous ne l'auriez pas compris, ma nouvelle dentiste, elle est géniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ça a continué comme ça tout du long. Pour moi, la roulette, ce sont des souvenirs douloureux, où je disais que &quot;&lt;em&gt;Hi, hi, he hous hure, ha hait hal hoc'heur&lt;/em&gt;&quot; et on me répondait que &quot;&lt;em&gt;Mais non, enfin, je vous ai anesthésié, c'est impossible que vous sentiez quelque chose!&lt;/em&gt;&quot;. Pourtant, si. Et bien là, elle eu beau me ratiboiser le cœur de la meule de la dent moisie à la fraise à percussion, j'ai rien senti. Pareil pour la carie qu'elle ma soignée, c'est comme si elle avait bossé sur un morceau de plâtre dans ma bouche... Je ne vais pas chercher à savoir s'il y a quelques années la douleur était dans ma tête, si les anesthésiants on fait de formidables progrès depuis ou si ma dentiste est plus douée que les autres, je vais me contenter de me dire qu'avec elle, ça se passe super bien. Je la revois dans deux mois pour réparer mon chicot, soigner la deuxième carie, et le premier détartrage de ma vie. Et ben j'ai même pas peur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors la grande question, c'est quand même de savoir comment j'ai pu me casser une dent. Du moins comment cela a pu survenir, alors que, souvenez-vous, j'ai de très belles dents. Il y a une explication. Et elle ne me fait pas particulièrement plaisir. Oh, rien de grave, mais pour quelqu'un comme moi qui aime à voir des symboles et autres signes révélateurs un peu partout, c'est quelque chose d'assez désagréable... Figurez-vous que j'ai les dents fragiles. Non pas qu'elles soient fragiles par nature, mais elles ont été fragilisées avec le temps. Fragilisées parce que je ne positionne pas bien ma mâchoire quand elle est au repos. Normalement, quand on a la bouche fermée, le principe, c'est que les dents ne doivent pas se toucher. Chez moi si.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je serre les dents. Depuis des années. Si j'avais été auteur, je crois que je n'aurais jamais osé un truc pareil. Trop gros. Passera jamais. Et pourtant, dans la vraie vie, si, ça se peut, ce genre d'écho corporel à ce qu'on peut ressentir à l'intérieur. Une expression pourtant aussi figurée que ça peut se traduire au propre. Belle cohérence, en vérité. Moi qui aime les symboles, je suis servi. Oui, parce que, ce qu'il faut savoir, c'est que quand je parle de ma vie, quand je parle, en gros, des quinze dernières années écoulées et notamment des difficultés auxquelles je me suis heurté et me heurte encore, et de la façon que j'ai de les aborder, l'expression &quot;&lt;em&gt;Pour l'instant je serre les dents, en attendant que ça s'arrange&lt;/em&gt;&quot; est une de mes favorites... Ça en serait presque beau, tiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le problème avec mes vraies dents, c'est qu'à force de les avoir trop serrées, trop fragilisées, elle finissent par casser. Alors est-ce qu'à force de serrer les dents au figuré ça peut finir par casser aussi? Franchement, quand je vois mon humeur du moment, quand je vois comment je regarde ma vie ces derniers temps, je me demande. Pas question de forcer le trait ou de trop noircir le tableau, mais en ce moment, c'est dur. Je me dis que pour pouvoir avancer en confiance il faut se sentir fort, mais justement, en ce moment je me sens fragile. Pas cassé, mais quand même fragilisé. Je ne vais pas me mettre à baliser pour rien, mais cette histoire de vraie dent cassée, et surtout le pourquoi de la chose, l'écho que j'y entends... Ça m'interpelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus je vous laisse, parce que si ma nouvelle dentiste a su me donner des petits trucs pour apprendre à desserrer les dents au propre, de mon côté je n'ai pas encore trouvé comment faire de même au figuré...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Il va falloir être fort, fils</title>
    <link>http://chimineks.net/post/2008/11/07/Il-va-falloir-etre-fort-fils</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Nov 2008 10:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ce n'est pas pour me la raconter, mais dans l'ensemble, j'ai toujours eu une santé de fer. Physiquement, à défaut de proportions propres à rendre folles les gonzesses, j'ai au moins hérité d'une structure interne solide et de défenses immunitaires vigoureuses. C'est bien simple, je ne suis jamais malade. Pour m'accorder un peu de répit le temps d'un arrêt-maladie bien mérité, le seul truc que j'ai trouvé sur les neuf dernières années, c'est de me fracasser la tête humérale en faisant le con au ski.&amp;nbsp; Au point qu'il devienne normal de se demander dans quel mesure ce métabolisme hors du commun n'était pas voué à aller de pair avec un destin lui aussi extraordinaire. Jusques hier soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis cassé une dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, ce n'était pas dans le cadre de quelque bagarre de rue ayant pour objet la réparation de mon honneur bafoué. Non, je ne me suis pas mangé une rèche d'anthologie en rollers en tentant un backloop en sortie de slide sur la rambarde des escaliers de Montmartre. Non, je n'ai pas essayé d'ouvrir ma cannette de Kro avec les dents en regardant la coupe de l'UEFA. C'est beaucoup plus grave. Et moins glorieux. Inquiétant, en tout cas. Figurez-vous que c'est en croquant dans un nem industriel réchauffé au micro-ondes qu'un bout de ma molaire à décidé qu'il était temps pour lui d'en finir avec l'existence trop casanière qu'il avait menée jusqu'alors dans les tréfonds reculés de ma bouche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Réchauffé au micro-ondes, bordel! Après avoir passé l'après-midi à attendre sur un lit de riz trop cuit dans un morne plateau-repas d'entrée de gamme! C'est vous dire la consistance du nem! Je me suis bousillé une dent en mastiquant un truc à peine plus croquant qu'une pomme de terre trop cuite... Alors attention, hein, qu'on ne se méprenne pas, ce n'est pas moi qui ai composé ce menu de rêve. Ce genre de bombance gastronomique m'est généreusement offert par mon employeur lorsque, comme hier soir, je passe ma nuit à Gennevilliers-Plage pour y justifier mon indécent salaire. En tout cas, il y a des signes qui ne trompent pas: pour se désagréger dans un contexte pareil, ma ratiche est probablement complètement pourrie. Ca promet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aime pas aller chez le dentiste. D'ailleurs je n'y vais pas. Sans blague. Je ne me souviens même plus de la dernière fois où je m'y suis astreint, je ne saurais pas dire si c'était il y a cinq, dix ou quinze ans. C'est dire si l'incident d'hier soir me contrarie. Pas que ça me fasse mal, à moins d'aller tâter du doigt, oué, homme ha, houh au hond he ha houhe, hu hois, h'est hà h'il hanhe un hout, je ne ressens aucune espèce de douleur. Mais je suis sûr et certain que je ne peux pas rester comme ça. Et qu'à un moment donné quelqu'un avec un masque hygiénique va me dire &quot;&lt;em&gt;Bon, ben, faut mettre une couronne, hein&lt;/em&gt;&quot;, ou &quot;&lt;em&gt;Bon, ben, 'faut l'extraire, hein&lt;/em&gt;&quot;. Et à ce moment-là, la douleur, ça va donner. Déjà que la roulette je vivais ça comme la pire torture au monde...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mon père, j'ai hérité de cette haute stature qui impose le respect. De ma mère, j'ai hérité de ce teint mat qui les rend toutes folles. Cette chevelure foisonnante me mettant à jamais à l'abri de la calvitie me vient du côté paternel. Ces yeux noirs qui donnent à mon regard force et mystère sont l'apanage du côté maternel de la famille. Et ainsi de suite: je ne me suis jamais posé la question de savoir si j'étais adopté ou le fils du facteur, le doute n'est pas permis, je suis bien le fils de mon père et de ma mère, mon physique ne ment pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la dentition, je n'ai jamais bien su de qui je tenais. Mon père a des chicots de belle taille à l'ordonnancement approximatif, tandis que ma mère a de toutes petites quenottes à l'alignement aussi impeccable que naturel. En ce qui me concerne, je suis pourvu dents de taille moyenne, à la base pas trop en touches de piano (6 petit mois de bagues façon Tchernobyl ont suffi à rectifier le tir), vraiment entre les deux, quoi... Pour ce qui est de la qualité de la marchandise, mes deux parents diffèrent aussi de beaucoup. Ma mère a dû avoir trois caries dans toute sa vie et a toujours l'intégralité de son râtelier d'origine, tandis que mon père a très certainement contribué pour beaucoup à l'imposition sur la fortune de sa redoutable dentiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A force de voir revenir le père de chez le dentiste avec le masque de la souffrance mâtinée de résignation, j'en suis venu à me dire que le mieux, finalement, ce serait plutôt de bénéficier d'une qualité de mâchoire façon dents de la mère. Et jusque là, ça ne se passait pas trop mal. Quelques caries à l'adolescence, mais sans plus, jamais mal aux dents, même pas peur de croquer dans un magnum glacé tout en sirotant un café brûlant, tout se passait pour le mieux. A mesure que le temps passait, je voyais s'éloigner le spectre des chicots moisis et me voyais déjà croquer la vie à pleine dents jusqu'au bout sans craindre de devoir un jour glisser du Polident dans mon caddie... J'espère que ce sera l'exception qui confirme la règle, l'incident de parcours, le petit défaut qui permet de mettre un discret voile sur la perfection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus, je vous laisse, il faut vraiment que je trouve un bon dentiste, je ne tiens pas à me faire charcuter par le premier venu. Si j'ai l'impression de l'avoir choisi ce sera plus facile à vivre.&lt;br /&gt;La suite au prochain épisode, les paris sont ouverts quant au devenir de ma molaire...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>J'vis toujours des soirées belles à Sienne</title>
    <link>http://chimineks.net/post/2008/10/27/J-vis-toujours-des-soirees-belles-a-Sienne</link>
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    <pubDate>Sun, 02 Nov 2008 05:31:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Bien sûr, j'aurais pu vous raconter mon rêve de la nuit dernière, mais j'ai eu peur que ça fasse un peu léger. Il y était vaguement question d'épreuves de natation en bassins concentriques, Jean-Marie Bigard y faisait office de juge-arbitre, on y croisait aussi le mari d'une copine ou encore la plus désarmante de mes collègues en maillot de bain, mon y équipe était bien entendu victorieuse, et en prime tout se déroulait dans les coulisses d'un concert de Johnny Halliday au Stade de France. Non, vraiment, beaucoup trop plan-plan pour en tirer quelque chose. C'est pourquoi je m'en vais vous narrer ma dernière virée parisienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a commencé par un texto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;Réserve ta nuit du XX au XX octobre. Pendaison de crémaillère de 20h à minuit et mes 31 ans de minuit à l'aube. apporte le truc que tu as envie de consommer, j'assure les basiques. Ca se passe au XXX bd Ménilmontant. Texto valable pour un +1.&lt;/em&gt;&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien que du très classique, me direz-vous. Oui, mais non. Parce que premièrement, je ne mets jamais les pieds à Paris. Genre jamais, jamais. Pourtant ce n'est pas loin: trente-cinq bornes, quarante minutes de RER, la même chose en voiture si ça roule bien... Mais non. Parce que deuxièmement l'invitation émanait d'un collègue, or je ne fréquente jamais ces gens-là en dehors du boulot. Genre jamais, jamais. Le fait qu'ils habitent tous à Paris n'y est sans doute pas étranger. Parce que troisièmement, non, en fait c'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Invité, donc. Par un collègue. Un sympa, hein. Mais un collègue. Ce n'est pas que je n'apprécie pas les gens avec qui je travaille, simplement, je n'ai pas&amp;nbsp; franchement l'habitude de les fréquenter en dehors du boulot. Enfin, pas franchement l'habitude... En gros, je vais bientôt en être à neuf ans de boîte, et je ne vois jamais mes collègues ailleurs qu'à Gennevilliers, au sein de la boîte où nous exerçons notre métier. Ce n'est pas que je ne les apprécie pas, dans l'absolu, les collègues, c'est comme les pauvres, y'en a des bien, juste je n'ai jamais fait en sorte de les envisager autrement. Il y a des gens qui se font des potes sur leur lieu de travail, d'autres qui y trouvent la femme de leur vie, moi, non. Pas une question de snobisme, je fonctionne comme ça, c'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soin que je mets à cloisonner les différents univers sociaux dans lesquels j'évolue n'est sans doute pas la marque d'un trait de caractère. Plus probablement il doit s'agir d'une des expressions de la prudence extrême avec laquelle j'affronte le monde. Dans chacun des ces univers, j'ai le sentiment d'avoir construit un équilibre, précaire, mais là, et bien là. Plus que précaire, fragile. Faire se croiser, s'entrechoquer ces univers reviendrait à s'exposer au risque d'anéantir ces équilibres et de se retrouver seul dans un gigantesque et unique univers hostile. Evidemment, dit comme ça, ça paraît très con, mais je ne serais pas étonné que cette hypothèse soit la bonne. Ou un truc approchant. A remettre en cause, donc. Mais prudemment. Ne nous emballons pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus à Paris! Là où c'est loin. Là où les gens ne sont pas comme nous. Il paraît que là-bas quand tu serres une go en boîte, la classe ultime c'est de la ramener chez oit' en Vélib', façon chacun le sien et tant pis pour les talons-aiguilles de lacelle. Oui, je le reconnais, je ne suis pas un grand familier des nuits parisiennes. Autant on aime à se foutre de la gueule du parisien qui peine à s'aventurer dans la jungle hostile qu'il suppose exister au-delà des murs du Périphérique, autant on oublie souvent que le banlieusard n'est pas toujours ultra à son aise dans le dédale capital des rues de la plus belle ville du monde. Personnellement, le visage que prend Paris une fois le soleil couché ne m'est pas familier. Question d'habitude. Ou d'absence d'habitude. Je n'y ai jamais vécu. Je n'ai pas d'amis qui y vivent. Je n'ai pas fait partie d'une bande de potes habitués des virées à Paname. Je n'ai pas eu la curiosité de plonger là-dedans. Du coup j'ai peur de m'y sentir trop étranger... &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai la fâcheuse tendance à faire comme si à tout moment il fallait pouvoir justifier sa place. &quot;&lt;em&gt;Si je suis là, c'est parce que je le vaux bien&lt;/em&gt;&quot; plutôt que &quot;&lt;em&gt;Si je suis là, c'est parce que j'en ai envie&lt;/em&gt;&quot;. La trop grande place laissée au doute, aux questions. Et au final l'impression de n'avoir sa place nulle part. En se maudissant de fonctionner comme ça. Enfin en tout cas, ce genre de positionnement n'incite évidemment pas à essayer de faire de nouvelles rencontres, de voir de nouvelles tronches, dans de nouveaux lieux. Trop dangereux, parce que trop d'incertitudes. Et puis trop de boulot à trouver cette putain de place. Trop bien élevé pour dire &quot;&lt;em&gt;Je suis là, et je vous emmerde&lt;/em&gt;&quot;, alors obligé de se torturer à échafauder des stratégies, des plans de batailles. Ou bien plus simple, moins usant, décliner les invitations...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit de mes réticences instinctives et de la foultitude de bonnes excuses propres à me permettre de décliner cette invitation sans passer pour un malpoli, genre &quot;&lt;em&gt;J'ai déjà un truc de prévu&lt;/em&gt;&quot; ou &quot;&lt;em&gt;Je peux pas, le dimanche matin j'ai piscine&lt;/em&gt;&quot;, j'y suis quand même allé. Je suis assez content de me dire que je n'ai pas relevé un formidable défi. Je n'ai pas non plus fait face à mes démons. J'ai juste eu envie d'y aller. Suffisamment pour ne pas laisser le moulin s'emballer trop fort, et décider que &quot;&lt;em&gt;merde, j'y vais et puis c'est tout&lt;/em&gt;&quot;. C'est tellement basique que ça fait plaisir. Et au bout, une de ces épopées je ne vous dis que ça. Oui, bon, peut-être que j'exagère un brin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ca a commencé par la A15, un peu avant le viaduc de Gennevilliers. Le texto disait &quot;&lt;em&gt;de minuit à l'aube&lt;/em&gt;&quot;, mais dans le doute, j'ai
préféré venir au volant de ma belle italienne aux reflets d'argent, au
cas où l'envie de festoyer ne perdurerait pas jusqu'au premier métro. Je pensais bien que ça coincerait un peu un samedi soir, mais à ce point-là... Un de ces merdiers sur la route! Une heure et demie pour arriver. Peut mieux faire. Par contre, sans GPS ni plan de Paris dans l'habitacle. Et sans connaître le quartier, à peine un petit coup d'œil rapide sur mapchelin avant de partir, et tranquille Emile, les doigts dans le pif qu'importent les sens uniques, j'ai réussi à arriver jusqu'au boulevard sans demander mon chemin. La classe, tu feras gaffe. En plus j'ai conclu mon parcours sur un de ces créneaux d'anthologie, tu pleures comment y'avait dix centimètres devant, dix centimètres derrière une fois la bagnole garée. Ahum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc nanti d'une satisfaction de soi de très gros calibre eu égard aux exploits automobiles sus-narrés que notre héros s'engagea sur le populeux boulevard de Ménilmuche. Quelques pas lui suffirent pour se rappeler pourquoi il était là. &quot;&lt;em&gt;Merde la soirée. Purée, je me pointe tout seul. Je vais connaître une ou deux têtes, pas plus. Merde. Et les potes du collègue, ils vont avoir l'air de quoi? Il est quand même parisien. Et gay. Et clubber. Merde. Je fais quoi? J'y vais? Après tout ce sera pas un drame. Merde. Ah oui le digicode. Merde. 42Y98A#. Et moi, je vais être le putain de gros bouseux de banlieue. Merde. En plus, je ressemble trop à rien. Merde.&lt;/em&gt;&quot;, se disait-il en marchant jusqu'à l'immeuble et en ouvrant la porte. &quot;&lt;em&gt;Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde.&lt;/em&gt;&quot; continuait-il en montant les marches vers ce cinquième étage sans ascenseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne saura jamais si j'aurais rebroussé chemin ou pas. Pas impossible dans d'autres circonstances. Mais une collègue, elle aussi invitée, a déboulé à ce moment-là. Plus possible de reculer. Je pense que je devais être à environ 38 de tension quand nous avons fini par arriver devant la porte de l'appartement. Je ne sais pas ce que je redoutais, sûrement encore une de mes conneries à base de &quot;&lt;em&gt;Je ne serai pas à la hauteur&lt;/em&gt;&quot;. Et puis la porte s'est ouverte. Ciel, des gens normaux! Parisiens, certes, mais normaux de prime abord. Tension stabilisée à 22, pouls descendu à 96BPM, décrispation musculaire générale, moiteur nulle des mains confirmée, configuration optimale pour cérémonie protocolaire de salut, zygomatiques en position &quot;sourire-confiant&quot;, fichier *.WAV &quot;&lt;em&gt;Salut, Thomas, un collègue de Jack-Jack&lt;/em&gt;&quot; prêt à être lancé et bouclé autant de fois que nécessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, il y avait beaucoup plus de têtes connues que je ne pensais. Que des collègues bien entendu. Pas la &lt;em&gt;Joyeuse Bande des Mes Collègues Préférés&lt;/em&gt;, non, mais cinq ou six personnes tout à fait fréquentables. En tout cas l'assurance absolue de ne pas me retrouver seul avec mon gobelet en plastique avec pour seule phrase d'accroche un pitoyable &quot;&lt;em&gt;Et toi tu le connais d'où Jack-Jack?&lt;/em&gt;&quot;. Yes. En tout cas, carrément pas beaucoup de donzelles parmi les convives. Pas yes. En même temps, je n'étais pas forcément venu là pour pécho t'as vu, donc bon. Le contexte ne s'y prêtait de toutes façons pas pour moi. Ouais, c'est con, mais moi pour emballer, il faut que je me sente un minimum dans mon élément, et là, quoique mon stress ait considérablement diminué, on ne peut pas dire que c'était le cas. Il y en a qui roulent une pelle à la première venue pour se mettre à l'aise, moi ce n'est pas trop comme ça que je procède. C'est un peu le genre de réflexion qui te pousse à te demander si tu choisis toujours les bonnes stratégies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne me plains pas: peu après mon arrivée, une charmante jeune femme a jeté son dévolu sur moi... pour discuter. Ouais, parce que, sauf erreur de ma part, une nana qui, à un moment donné, même tardif, de la conversation, fait référence à un type en l'appelant &quot;&lt;em&gt;mon mec&lt;/em&gt;&quot;, même si le type en question n'est pas là, elle n'est pas disponible. Et ça, même si t'es le seul à qui elle fait ostensiblement la bise en snobant tous les autres mâles en chasse de l'assemblée quand elle s'en va peu avant minuit. Nan, nan, aucune raison de se faire des idées. Aucun regret de n'avoir même pas eu l'idée de lui demander son portable. Tut-tut-tut. &quot;&lt;em&gt;C'est pas parce qu'une nana que tu connais pas discute avec toi qu'elle est obligatoirement intéressée&lt;/em&gt;&quot;. Certes, ils sont durs ces mots de la dulcinée de mon ami B-Boy, mais il faut pour raison garder les avoir à l'esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, c'est con qu'elle soit partie, quitte à discuter avec des gens que je ne connaissais pas, autant discuter avec des gonzesses, c'est quand même plus agréable. Ne serait-ce que pour les yeux. Le problème c'est que les autres invitéheuhesses faisaient carrément mal aux yeux tellement... tellement, quoi! J'veux dire, la première, qui si ça se trouve ne connaissait personne et a dû trouver que j'avais une tête sympa, d'où le dévolu sur moi jeté, était tout aussi accorte que ses consœurs, seulement voilà, elle est partie juste avant le quart d'heure salsa de la soirée. Et là... OMG, quoi. C'est un truc de fou, cette danse. Enfin bon, j'en suis ressorti plus coincé que jamais, fermement décidé à ne me lancer dans une conversation avec l'une d'elles que si elle se jetait sur moi comme la première. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas d'bol, la seule qui m'ait parlé durant le reste de la soirée l'a fait dans le cadre d'un &lt;em&gt;private joke&lt;/em&gt; que je n'ai pas compris. Genre à un moment, elle discutait avec un groupe de mecs, nos regards se sont croisés, et elle m'a dit &quot;&lt;em&gt;Nan mais tu sais, tu peux me dire ta gueule, hein&lt;/em&gt;&quot;. J'ai dû répondre un truc à peu près aussi percutant que &quot;&lt;em&gt;Euh, excuse-moi?&lt;/em&gt;&quot;, à quoi elle a rétorqué par un &quot;&lt;em&gt;Rhâ mais vas-y, dis moi ta gueule!&lt;/em&gt;&quot; à la fois rageur et hilare qui foutait plus les jetons qu'autre chose. J'ai mis un terme à l'entretien par une formule caustique et ultra-originale genre &quot;&lt;em&gt;Haha, excuse-moi, mais jamais le premier soir&lt;/em&gt;&quot;, et je suis parti faire semblant de me servir un autre verre. Zéro, quoi. Mais j'm'en fous, je n'étais pas là pour pécho t'as vu. Ouais, mais pourquoi, déjà, alors? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vérité, j'étais content d'être là, parce que le collègue Jack-Jack, c'est vrai qu'il est sympa, et quelque part, puisqu'il m'avait invité, c'est que ça lui faisait plaisir que je sois là. Parce que si je ne vois pas mes collègues en dehors, ça ne nous empêche pas de discuter, même dans des locaux aussi peu funkys que ceux de la cafétéria d'entreprise. L'ami Jack-Jack savait que le fait que je sois là ne relevait pas de l'évidence, donc me pointer était une forme de marque d'amitié t'as vu. Oui, c'est ma soirée &lt;em&gt;Signes, Symboles et Autres Interprétations&lt;/em&gt;, c'est lancé, autant continuer, hein. Bref, j'étais là, mais pas fermement décidé à me mettre la tête. Me bourrer la gueule le premier soir, j'ai toujours eu du mal (tchak-poum!). Passer une soirée en compagnie de collègues et à Paris, c'était déjà quelque chose. De là à me saouler avec eux, n'exagérons rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est paradoxal, c'est que je me rends bien compte que le fait de boire me donne confiance en moi. Ca parait atrocement cliché, mais c'est vrai. En tout cas, en ce moment (il me faudrait un peu d'introspection pour savoir si ça a pu être autrement par le passé), je me refuse à envisager l'alcool comme un outil susceptible de m'aider à me sentir mieux en présence de mes semblables. C'est une histoire triste dont je ne veux pas être le héros. Je préfère me sentir bien entouré et saisir ce type d'occasion pour me laisser aller à un peu d'excès. Et tout gâcher en finissant à vomir la tête dans la cuvette des chiottes? Non, plus maintenant, ce n'est pas que j'aie passé l'âge, mais enfin, c'est comme tout, au bout d'un moment on s'en lasse. Ce qui me fait penser que ça commence à faire un bout que je me suis pas sérieusement pris une bonne tisane. Ou murge. Ou biture. Choisis ton dialecte. 'Faut dire, à force de faire le difficile en ne consentant à se mettre minable qu'avec les amis, ça limite, forcément, ce n'est plus comme si on avait vingt ans, il y en a même qui sont parents dans le tas...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bonne partie des invités ne s'embarrassaient pas d'autant de vaines réflexions que moi. Ca pintait sévère. Mais cool. Un seul petit malaise, sans même une gerboulade pour ce que j'en sais, fût à déplorer. L'alcool peut rendre con. Mais il ne rend pas cool. Et quelqu'un qui est cool même à quatre grammes, comme certains des potes de Jack-Jack, est forcément quelqu'un de cool à jeun. Infiniment plus de cools que de cons, et ça c'était chouette. Par contre, le petit truc surprenant, c'est qu'à deux heures et demie, la soirée était déjà en train de mourir. J'ai cru que c'était parce que tout le monde était bourré, parce que ceux qui restaient étaient les plus complètement paf, mais j'ai appris plus tard qu'il était possible qu'une partie des convives soit tout simplement partie continuer la fête ailleurs, comme ça se fait à la Capitale (ah nan, mais quand je dis que ce n'est pas mon univers, c'est pas pour du rire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profitant d'une fournée de départs, je me suis donc eclipsé vers trois heures du matin, non sans avoir poliment salué tout le monde. C'est con, mais, en partant et en échangeant trois mots avec elles, il m'a semblé que toutes ces demoiselles si joliment apprêtées, bien faites de leurs personnes et redoutables danseuses de salsa n'étaient peut-être pas aussi inabordables que je l'avais décidé. A méditer pour plus tard... Deux mini-verres de vin en six heures, sûrement pas de quoi affoler l'éthylomètre le plus tatillon, j'ai donc regagné ma belle italienne aux reflets d'argents pour attaquer le trajet de retour. A peine quelques voitures sur les avenues, un Périph' dégagé comme jamais, une A15 quasi déserte, &lt;em&gt;Back to Black&lt;/em&gt; dans l'autoradio, une petite heure de pur plaisir automobile... Et la maison, douce maison...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout n'a pas toujours été aussi compliqué. Tout ça a pu être si simple... Et puis la vie, les chemins qu'on prend, les choix qu'on fait, ce qu'on se prend dans la tronche... Il n'y a pas d'explication toute bête, on est le résultat d'une accumulation de tellement de choses... Ce n'est pas qu'on ait subi, qu'on se soit laissé devenir ou qu'on ait reproduit, c'est tout ça à la fois, et ce n'est pas toujours facile. Des nœuds se forment parfois, et pour les démêler, il faut tirer dans toutes les directions. Ca peut prendre du temps, et ça ne redevient probablement jamais complètement limpide. Il faut veiller à ne ce que les nœuds ne se reforment pas, et parfois aussi accepter que certains ne puissent pas être défaits. C'est compliqué la vie, mais y'a moyen. C'est sûr que le Périph' c'est mieux au milieu de la nuit quand il n'y a personne, mais ça peut valoir le coup de se l'emplafonner à huit heures un samedi soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus, je vous laisse, il est un peu cinq heures du matin, à cette heure-là, les gens normaux dorment et ne racontent pas des conneries sur internet.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Et bon appétit bien sûr !</title>
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    <pubDate>Sat, 01 Nov 2008 09:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie-Shirley</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Ah, ça faisait longtemps que j'avais pas fait un bon rêve bien pourri.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Figurez-vous que cette nuit, j'ai rencontré plein de gens dans cette boutique d'une grande marque de luxe, connue notamment pour ses parfums numérotés. D'ailleurs, j'en ai goûté dans mon rêve et j'ai été très déçue, le n°5 sent très bon, mais à boire c'est pas terrible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après m'être étendue sur un canapé gigantesque près d'un jeune qui semblait me trouver à son goût (jusqu'à ce que je trempe mon doigt dans cette bouteille de parfum et ne le fasse fuir), j'ai décidé d'aller faire un tour dans le magasin et d'écouter attentivement ce qu'une vendeuse expliquait à un petit groupe de gamins.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'un coup, la vendeuse s'interrompt et commence à engueuler un des gamins qui a mangé un produit de démonstration.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;Mais qu'est-ce que tu as fait, enfin !&lt;/em&gt;&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;- Bah je croyais qu'on avait le droit de toucher et de goûter à tout...&lt;/em&gt;&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;- T'es vraiment dégueulasse, si tu savais ce qu'il y a dedans, tu... bon, venez, on continue la visite. &lt;strong&gt;Et toi, tu ne manges plus rien !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le groupe est parti, et je suis allée voir quel genre de pâte ou crème hydratante pouvait bien avoir l'air si appétissant. En fait, c'était une crème tout ce qu'il y a de plus banal, parfumée comme le sont les produits cosmétiques (comprenez &quot;&lt;em&gt;ça pue&lt;/em&gt;&quot;) et d'un bleu pastel qui m'a rendue nauséeuse. Ce gamin devait avoir très faim ou bien être un peu dérangé. J'ai retourné la boîte et ai lu la composition&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Crème hydratante pour les pieds&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Composition :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Peaux mortes de pieds humains, eau...&lt;/em&gt; et toutes sortes de produits dont les noms m'échappent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà ce qui arrive quand on rentre chez soi en puant le gel de massage du kiné et qu'on ne prend pas de douche (j'ai cru plus judicieux de la prendre avant histoire de ne pas sentir la sueur)&amp;nbsp;: on finit avec le cerveau grillé par les effluves d'eucalyptus. La kinésithérapie c'est dangereux, n'en faites jamais.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Comme dirait Garth Algar</title>
    <link>http://chimineks.net/post/2008/10/28/Comme-dirait-Garth-Algar</link>
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    <pubDate>Tue, 28 Oct 2008 08:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Marie-Shirley</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;C'est comme un slip tout neuf&amp;nbsp;: au début, on se sent à l'étroit, mais après un certain temps, ça fait partie de vous&lt;/em&gt;&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ah, ces bons mots me revigorifient dès les matin, je vais aller me faire un café pour fêter ça.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous ferez gaffe de pas mettre des miettes partout, le noir c'est hyper salissant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bisou&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Accroche-toi au pinceau, j'enlève l'échelle</title>
    <link>http://chimineks.net/post/2008/10/27/Accroche-toi-au-pinceau-j-enleve-l-echelle</link>
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    <pubDate>Mon, 27 Oct 2008 22:56:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Au sein de la ramification tentaculaire de multinationale où j'exerce vaillamment ma profession, il est de tradition d'offrir à l'ensemble des employés une prime de saison au sortir de l'été. Oui, car l'activité est sujette à de fortes variations saisonnières. Pour faire simple, l'été, c'est le moment où l'on en bave le plus. Tel César prenant soin de tirer l'oreille de ses plus fidèles légionnaires après une rude campagne, notre hiérarchie nous octroie un petit surcroît de caillasse pour services rendus à l'entreprise. Bien sûr, vu l'échelle de la boîte, parmi le personnel, on trouve de tout, aussi bien des &lt;em&gt;super-saiyan&lt;/em&gt; bourreaux de travail dans mon genre que des tire-au-flanc notoires qui ne font que mollement passer le temps en attendant la retraite d'ici une trentaine d'années. Du coup, tout le monde n'a pas le droit à la même quantité de pognon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors moi, le système des primes, déjà, à la base, je trouve ça débile. Pas que je n'aime pas l'argent, au contraire, si une PS3 échoue un jour dans mon salon, ce sera bien grâce à la sueur de mon front, mais ce côté princier &quot;&lt;em&gt;Allez, tu l'as bien mérité mon petit, va donc t'acheter des friandises&lt;/em&gt;&quot;, ça me choque un peu. Si je bosse bien, c'est à l'année, file-moi donc une augmentation plutôt qu'un nonos à ronger, au moins ça comptera pour ma retraite future... Enfin bon, à force de voir ça se perpétuer d'année en année et de constater que tout le monde est d'accord avec cette tradition imbécile (et en premier lieu les syndicats), je m'y suis fait. A base de &quot;&lt;em&gt;C'est comme ça, c'est comme ça, on n'y peut rien changer, et puisqu'on me le donne ce fric, je vais le prendre...&lt;/em&gt;&quot;.&amp;nbsp; Et comme dans l'ensemble, je fais plutôt partie de la bande de ceux qui touchent le plus, je n'ai pas pour habitude de râler plus que ça.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici, en ce qui me concerne, ça se passait plutôt comme ça: on me filait mon papier avec le montant et on me mettait une bonne claque dans le dos en me disant que &quot;&lt;em&gt;Haha, t'as bien bossé encore cet été, on a voulu te le faire savoir à travers cette prime. Bon, c'est vrai, y'a peut-être machin ou machine qui ont eu un plus cette année, mais honnêtement, ils se sont vraiment arrachés cette fois-ci. Alors, heureux?&lt;/em&gt;&quot;. Là-dessus, je répondais que bien sûr, plus de fric, j'étais toujours preneur, mais que bon, je restais dans l'idée que ce système de primes ne restait qu'une façon primaire et malhabile de masquer une posture à base de carotte et de bâton. A quoi mon supérieur hiérarchique dispenseur de bonnes nouvelles répondait que oui, bien sûr, mais bon, qu'est-ce que tu veux, c'est comme ça, c'est comme ça, hein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette année, la grande nouveauté, c'est le mode de calcul d'attribution des primes. Oui, calcul, car en raison des plaintes récurrentes des syndicats quant à une éventuelle attribution à la tête du client ou fonction d'affinités étrangères à la qualité du travail effectué, et dans un souci de la direction d'homogénéiser les modalités d'attribution, une liste de critères objectifs a été imposée aux différents chefs de services pour leur permettre d'effectuer ce calcul. Là où ça devient follement amusant, c'est que les critères sont au nombre de quatre, et que chacun d'entre eux est sujet à une notation sur une échelle de zéro à dix. Et alors là, attention, la direction a été très claire: interdiction formelle de parler de &quot;notes&quot;, il convient de se référer à un système de &quot;notation&quot;, nuance. Savoureux, non?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi dernier, comme d'habitude, je me suis donc retrouvé face à un représentant de ma hiérarchie. Quand il m'a appelé en me demandant si j'avais 5 minutes, je savais que c'était pour me remettre mon papelard et me donner le montant de ma prime, mais je n'avais aucune idée du fait que son attribution était désormais soumise à la procédure décrite plus haut. Alors attention, hein, je le précise, mes &lt;del&gt;notes&lt;/del&gt; notations sont excellentes, j'ai deux huit sur dix et deux neuf sur dix, tu feras gaffe. Et bien vous allez rire, je ne l'ai même pas bien pris. Allez savoir pourquoi, après bientôt neuf ans de boîte, et alors que je vais avoir trente-deux ans dans quelques semaines, je n'ai pas pu m'empêcher de très mal prendre le fait de me voir remettre un putain de carnet de notes par mon employeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des notes sur dix... Et pourquoi pas un système de gommettes de couleurs? Ou des petits &lt;em&gt;smileys&lt;/em&gt;? Vexant, condescendant, humiliant, infantilisant, on ne sait que choisir parmi les mots qui pourraient permettre de qualifier cette pratique manageriale à la pertinence d'une d'une pédagogie des années 1900. Evidemment, je suis supposé m'estimer heureux eu égard à mes très bonnes notes, n'est-ce pas? Sauf que le système est implacable: chaque point vaut 20 euros (bruts, ça va de soi): avec mes deux huit et mes deux neufs, il me manque donc six points pour arriver à la note parfaite. Soit cent vingt euros. Obligatoirement, il a fallu trouver une explication valable. Oups, pardon, il a fallu relever des axes d'amélioration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;Bavarde trop en classe&lt;/em&gt;&quot;, &quot;&lt;em&gt;Doit faire des efforts s'il veut s'améliorer&lt;/em&gt;&quot;, &quot;&lt;em&gt;Peut mieux faire&lt;/em&gt;&quot;, vous vous souvenez de ces petites remarques assassines des profs sur les bulletins trimestriels? Et ben c'est la même chose. Moi comme &lt;del&gt;observations des professeurs&lt;/del&gt; &lt;em&gt;Axes d'amélioration principaux relevés&lt;/em&gt;, j'ai eu ça:&lt;br /&gt;- Manque de souplesse dans la planification&lt;br /&gt;- Plus de disponibilité pour les remplacement&lt;br /&gt;La faute d'orthographe n'est pas de moi, je le précise.&lt;br /&gt;Je précise également, pour avoir demandé des éclaircissements à mes supérieurs hiérarchiques, que les axes relevés ne reposent sur rien de concret et servent juste de prétexte à ne pas me coller des dix sur dix, note qui, dixit mon chef de service citant la direction,&amp;nbsp; &quot;&lt;em&gt;ne peut être obtenue que si on marche sur l'eau&lt;/em&gt;&quot;. Un peu comme le vingt sur vingt en philo, quoi. Techniquement, ça existe, mais tu ne l'auras jamais. Ah oui, tiens, du coup, ça veut dire que la prime maximale théorique, tu l'auras jamais non plus, tiens!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mort aux cons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si mes démons la ramènent même au boulot, ça ne m'amuse plus. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai grandi, je me suis construit avec la hantise permanente de l'évaluation, du jugement. J'étais un excellent élève, et pourtant je ne garde aucun souvenir d'avoir été félicité par mes parents pour ça. Je me souviens de bulletins de notes remarquables qui n'engendraient aucune espèce de satisfaction de leur part. Je me souviens aussi que la moindre petite défaillance, comme une matière qui voyait sa moyenne descendre à quatorze au lieu du seize habituel, c'était le drame. Qu'est-ce qui s'était passé? Pourquoi? Comment faire pour que cela ne se reproduise pas? Pas la catastrophe, mais l'inquiétude, l'angoisse. Etre le meilleur ne suffisait même pas. C'était juste normal. Quand tu es le meilleur mais que tout ce que tu entends c'est que tu pourrais faire mieux, ça vrille un peu le regard que tu portes sur toi-même. Des années après, je n'en suis toujours pas sorti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux juste un peu de reconnaissance, parce qu'un trou s'est creusé en moi que je n'ai pas su combler tout seul. Je n'ai jamais compté que sur les autres, sur leur regard, sur leurs mots pour me donner ce qui me manquait. Et dans cette histoire, j'ai oublié d'apprendre à poser sur moi un regard positif. &quot;&lt;em&gt;J'ai de la chance de t'avoir, parce que tu vaux le coup&lt;/em&gt;&quot;, ce sont ces mots que je recherche. J'imagine que si je savais me les adresser à moi-même, le monde m'apparaîtrait sous un jour différent. En attendant ça, je constate qu'il en faut peu pour me mettre à vif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;Au bout d'un moment, qu'est-ce que t'en as à foutre?&lt;/em&gt;&quot;. Certes il sont rugueux ces mots de mon ex-colocataire préférée après que je lui eusse fait part de ma colère suite à cette histoire de primes à base de notes sur dix, mais finalement, elle n'a peut-être pas tort. Système de merde établi par des connards, pas la peine de rentrer dans leur jeu. Simple et limpide. Bon, après ça, en guevariste exaltée elle s'est lancée dans un encouragement à la Révolution Populaire en entreprise, mais bon, là, ça me paraît un peu plus tendu. En tout cas, ce qui l'a frappée, c'est que je prenne à ce point à cœur les axes de progression en carton qui ont été relevés pour moi. C'est vrai que je l'ai mal pris. Parce que c'est rien que des menteries. Et que du coup, c'est même pas juste. Mais c'est vrai qu'il ne faut pas que ça me touche. C'est rien que des connards. Et je les emmerde. Si on commence à se laisser pourrir l'existence par les cons, on n'est pas sorti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toutes façons, c'était une semaine de merde, ça devait être écrit, et puis c'est tout. Tenez, deux jours plus tôt, j'étais allé chez le coiffeur, si c'est pas une preuve, ça? Alors que tout allait bien, mes cheveux continuaient allègrement de pousser et les nœuds de se former, je ne sais pas ce qui m'a pris, je me suis dit que ce serait bien de rafraîchir tout ça. En fait, ce qui me gênait, c'est qu'avec un bandeau ou un foulard, pas de problème, j'étais beau comme un dieu, mais qu'une fois mes cheveux détachés, ça ne ressemblait plus à grand-chose. Je me disais qu'il faudrait juste couper un chouia pour que ça ait une forme acceptable, quoi. Ca et désépaissir un peu, surtout derrière. Sauf que, comme évoqué un peu plus haut,  j'avais quelques nœuds dans les cheveux. C'est-à-dire qu'à force de ne pas les avoir coiffés pendant un an, forcément, c'était un peu le bordel. Allez, j'avoue, secrètement, j'aurais bien aimé me faire une coupe à Bob Marley, mais bon, avec mes cheveux raides, c'était pas encore ça... Mais une forme de début!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'étant pas de nature cruelle, je me voyais mal me pointer chez le coupe-tifs avec un paquet de nœuds pareil, je me suis dont infligé une séance de torture d'une bonne matinée pour tout démêler. Je ne vous raconte pas la souffrance (oui, je suis un peu douillet des cheveux). Et la barre de rire une fois terminé. C'te tronche! Je regrette maintenant de n'avoir pas eu la présence d'esprit de prendre des photos, tiens. On aurait dit un Ramones! Enfin bref, une dégaine improbable au possible me confortant dans l'idée qu'il était juste indispensable de faire quelque chose. Deux jours et un masque nutritif plus tard, je me suis pointé dans un salon prout-prout-branchouille de mon bled, avec une coupe qui avait évolué &lt;em&gt;wave&lt;/em&gt; façon fils de président de République Française, m'voyez, mais en brun. La coiffeuse m'a dit &quot;&lt;em&gt;On fait quoi?&lt;/em&gt;&quot;. Je lui ai répondu &quot;&lt;em&gt;Je sais pas, je comptais un peu sur vous pour savoir en fait&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quarante minutes plus tard, elle donnait le dernier coup de sèche-cheveux, après avoir abondamment raccourci et effilé ma tignasse. Et franchement, en regardant dans le miroir, je me suis sincèrement dit &quot;&lt;em&gt;Ouah, la classe!&lt;/em&gt;&quot;. Et puis je suis rentré chez moi. Ca m'a pris trois minutes, maxi. Et devant mon miroir à moi, je me suis dit &quot;&lt;em&gt;Ouo putain d'merde!&lt;/em&gt;&quot;. C'est à dire que brutalement, je me suis rendu compte que j'avais une coupe à mi-chemin entre celles d'Anton Chigurh et d'Adolfo Pirelli (respectivement &lt;em&gt;No Country Fol Old Men&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Sweeney Todd&lt;/em&gt;, si les noms ne vous disent rien). Un de ces putain de vieux carrés des familles, je ne vous dis que ça. Dé-goû-té. Ca va faire cinq jours, je ne m'en suis toujours pas remis. Je pense que j'arrêterai de mettre des chapeaux, des bandeaux et des casquettes vers la fin du printemps. Comme quoi, hein, c'était bien une semaine de merde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus, je vous laisse, je dois laisser un petit peu de place à quelqu'un. En effet, après avoir décidé de petit-suissider &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.logorrhee.info/&quot; title=&quot;N'y allez pas, puisqu'on vous dit que c'est fermé!&quot;&gt;son site internet&lt;/a&gt;, une fidèle lectrice m'a dit être sujette à de graves crises de manque et très mal vivre son nouveau statut de S.B.F. (Sans Blog Fixe). N'étant pas du genre à laisser les gens dans le dénuement, la Direction Générale de la holding Chimineks.net International a décidé de lui ouvrir ses portes, le temps qu'elle se trouve un nouveau chez elle. Vous êtes bien entendu chaudement appelés à lui réserver le plus glacial des accueils, en ne manquant pas de lui rappeler que je suis meilleur qu'elle en tout.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://chimineks.net/post/2008/10/27/Accroche-toi-au-pinceau-j-enleve-l-echelle#comment-form</comments>
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    <title>C'est quand même mieux comme ça</title>
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    <pubDate>Tue, 23 Sep 2008 17:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;En ce moment, ma vie n'est qu'aventures extraordinaires, coups de théâtre insensés et autres rebondissements improbables. Pas plus tard qu'hier soir, soucieux de partager avec le monde entier le récit de cette existence hors du commun que j'ai le privilège de vivre depuis le début, j'ai fait savoir ici que je m'étais acquitté avec brio de la périlleuse mission que constitue le renouvellement du nom de domaine de mon site. Ouaip. Pour un an de plus CHIMINEKS.NET m'appartient! Est-il classieux ce nom... Décidément je ne m'en lasse pas. Je me demande quel brillant esprit a bien pu en avoir l'excellente idée. Ah, mais suis-je sot, c'est moi, bien sûr!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, je ne sais pas pourquoi, mais là, maintenant tout de suite, je suis assez content de disposer de ce petit espace virtuel à moi rien qu'à moi, et j'ai envie de m'en occuper, d'en prendre soin. Allez, je dois bien le reconnaître, depuis quelques mois, je l'avais laissé un peu en jachère, sans bien me soucier de veiller à son entretien régulier. Les mises à jour de Dotclear avaient beau sortir, je ne m'en souciais guère, considérant qu'il serait toujours temps de voir cela plus tard. Oh, j'ai bien fait une mise à jour fin juillet, mais je ne l'ai faite que contraint et forcé, et, surtout, pas très soigneusement. Voilà ce qui s'est passé: alors que j'avais besoin de faire un peu de ménage dans mes bases de données pour un projet ultra-secret que vous en saurez plus le temps voulu, mais là, chut je peux rien dire, j'ai effacé par mégarde celle de mon blog. Sans avoir de sauvegarde, comme il se doit. C'est ballot, hein?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'aide d'une fidèle lectrice et peut-être aussi un peu celle du cache de Gougueule, que son nom soit sanctifié  (mais pas sa volonté faite, ne nous emballons pas), j'ai pu récupérer tous les billets, et la totalité des commentaires qu'il a fallu ressaisir un à un à la main dans le fichier SQL. Que du bonheur. Mais enfin, ça valait la peine. Je crois. Et alors bon, à ce moment là, tant qu'à restaurer le machin, je me suis dit que faire une mise à jour ne ferait pas de mal. Sauf que j'ai fait ça façon vite fait, mal fait, sans avoir en tête le souci du détail qui avait pourtant prévalu lors de la création de ce blog. En gros, j'ai veillé à ce que ça tourne à peu près correctement, en espérant simplement ne pas avoir négligé de truc trop important. A ma décharge, je rappellerai qu'en ce temps là, la version de Dotclear était encore une RC (youpi, du jargon!), donc hein, bon, voilà, quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux mois plus tard, ou presque, je renouvelle donc mon nom de domaine, ce qui nous fait une bonne raison de se remettre un peu au boulot. Déjà, on est enfin passé à la version finale de Dotclear 2 (Alléluia!). Et depuis sa sortie, il y a déjà eu 2 mises à jour. En avant pour la version 2.0.2, donc! Et proprement, hein, pas à l'arrache comme la dernière fois. Cette fois-ci, on fait ça bien, on peaufine, on soigne. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, pour ce qui est du thème principal, celui en noir et blanc, normalement, ça aurait dû rouler sans trop de problèmes vu que j'avais fait en sorte qu'il tourne correctement après la restauration de juillet. Ca aurait dû. Mais ça ne l'a pas fait. Une fois la mise à jour faite, ma super barre de menus déroulants qui fait rêver tous les webmasters de la Terre avait disparu! A pu. Du coup il a fallu aller voir au niveau du code source ce que ça donnait. Et ben figurez-vous que l'include du fichier HTML générant les menus ne se faisait plus! Ca alors! Et même, vérification faite, plus aucun des fichiers HTML de template propres au thème n'était pris en compte. Ah ben ça. En fait les pages étaient générées en faisant des includes des fichiers HTML du thème par défaut! Incroyable. Alors que je n'avais rien changé au thème entre la RC1 et la 2.0.2! Si on m'avait dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme vous pouvez le voir, le problème est maintenant résolu. Et ouais, attends, on ne me la fait pas à l'envers à moi, t'as cru quoi? J'ai trouvé d'où venait le problème. Du moins je pense. Il se trouve qu'à un moment donné, j'ai fait un truc, et que ça a marché. J'ose à peine le dire, tiens, tellement c'est nul. Allez, on s'en fout. Pour une raison mystérieuse mais certainement largement justifiée à l'époque, dans mon dossier de thème, j'avais créé un fichier appelé &quot;prout&quot;. Je fais souvent ça: quand je dois créer un fichier de test, ou un fichier temporaire, je l'appelle toujours &quot;prout&quot;. Pas &quot;test&quot;, &quot;tmp&quot; ou encore &quot;dummy&quot;. Non, &quot;prout&quot;. Le but étant, dans ma logique à moi qui m'est propre, de pouvoir ainsi instantanément reconnaître un fichier qui peut être supprimé sans hésitation si besoin. Et là, dans le cas qui nous intéresse, je ne l'avais pas supprimé. Honnêtement, je n'aurais jamais cru que ça puisse venir de là. Mais après avoir retourné le problème dans tous les sens et n'avoir trouvé aucune solution, je me suis dit &quot;&lt;em&gt;Bon, normalement, y'a pas de raison que ça change quoi que ce soit, mais si je supprime ce fichier temporaire oublié par mégarde il y a deux mois, est-ce que ça change quelque chose?&lt;/em&gt;&quot;. Et ben merde. Problème résolu, dis-donc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est curieux, c'est que lorsque j'ai créé ce fichier &quot;prout&quot; il y a deux mois, lors de la restauration, ça ne semblait absolument pas poser problème à la version 2.0-RC1 de Dotclear. Et maintenant, vlà-t-y-pas que ça défrise la finale d'avoir un &quot;prout&quot; en trop! Voilà qui est bien mystérieux. Mais je me vois mal faire un rapport de bug là-dessus. Imagine: &quot;&lt;em&gt;Bonjour, je voudrais signaler un bug dans la version 2.0.2 de Dotclear. Alors voilà, si je mets un fichier &quot;prout&quot; dans le dossier de mon thème, et ben les fichiers du dossier &quot;tpl&quot; ne sont plus pris en compte. C'est normal qu'un &quot;prout&quot; puisse tout faire foirer, docteur?&lt;/em&gt;&quot;. Non, faire cela, je ne peux. Laisser une trace dans l'histoire du développement de Dotclear avec un truc pareil, décemment, ce n'est pas possible. Tant pis, ça tombera dans l'oubli, et l'essentiel, c'est que maintenant ça marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un pauvre &quot;prout&quot; de rien du tout ayant suffi à mettre en péril des heures de travail sur le thème principal, je me suis dit que ce serait peut-être pas mal d'aller faire un tour du côté de Bob l'Eponge. Ce qui nous fait une phrase pour le moins surprenante. Alors donc, au cas où, pour celles et ceux qui n'auraient pas encore exploré ce site jusqu'au moindre de ses recoins, je vous rappelle que pour ceux à qui ça fait mal aux yeux de lire en blanc sur fond noir, un thème de substitution est proposé. Si, si, là-haut, là, dans la barre de menu: le hiéroglyphe à côté de &quot;HOME&quot;, vous voyez? Et bien si vous cliquez sur &quot;&lt;em&gt;Plus chatoyant&lt;/em&gt;&quot; dans le déroulant, vous aurez accès à une interface visuelle alternative, et, paraît-il, moins éreintante pour les yeux. Ce n'est pas tout à fait le même genre, ne serait-ce que parce que vos hôtes y sont Bob l'Eponge et son pote Patrick. Oui, je sais. Mais au tout début de la fantastique épopée de ce blog, il s'est trouvé quelques esprits chagrins pour se plaindre du peu de lisibilité du thème utilisé, alors pour leur clouer le bec j'ai mis Bob l'Eponge. Et les gens ont aimé. Du coup ben voilà, quoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ahlala, mon petit Bob... Je t'ai bien négligé, je l'avoue... Il faut dire, à ma décharge, qu'en tant qu'auteur des fadaises qu'on peut lire ici, et que créateur de ce thème en noir et blanc si sobre, original et classe à la fois, j'ai rarement l'occasion de pratiquer la navigation tout en chatoyance sur CHIMINEKS.NET. On pourrait même dire jamais. Jusqu'à aujourd'hui, où je me suis préoccupé de voir si après toutes ces mises à jour ça tournait encore. Et bien sûr c'était catastrophique. Entre les fichiers HTML de template pas placés où il faut, les plugins absents depuis la restauration et les widgets pas bien rangés, c'était carrément n'importe quoi. Et personne qui ne me l'aurait dit depuis le temps. Parce que là, je suis sûr de mon coup: ça fait des mois que ça devait être une véritable abomination visuelle. Ah vraiment, je me demande si ça vaut le coup de conserver ce thème, puisque tout le monde s'en fout. Enfin bon, j'ai fait ce qu'il faut pour que ça remarche, mais je réfléchis sérieusement à supprimer cette alternative. Sauf protestation vigoureuse du lectorat, bien entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sinon, quoi d'autre? Ben pas grand-chose. Ah, si, quand même: les tags ont disparu. Je m'en sers tellement peu que je les ai complètement oubliés quand il a fallu reconstituer la base de données... Et je viens seulement de m'en apercevoir. Pareil que pour Bob l'Eponge: personne ne m'a prévenu. Les tags sont supposés être un must en matière de Web 2.0, et pourtant on dirait bien que tout le monde s'en fout. A se demander si ce serait bien la peine de les remettre. Parce qu'en plus ça serait du boulot. Relire toutes les notes une à une, trouver les mots-clé qui vont bien, les ajouter, chercher les notes qui pourraient les partager... Moi je veux bien, hein, mais seulement si ça intéresse quelqu'un, autrement je ne vais pas me fatiguer pour rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A part ça, je vous annonce la fin du www. Pas du WWW en général, hein, juste le www. Petite explication: jusqu'ici, pour accéder à mon site, il fallait taper www.chimineks.net. Et ben maintenant il faut juste taper chimineks.net. C'est tout. C'est juste une histoire d'efficacité du discours. Genre si je parle à quelqu'un, je n'ai plus qu'à lui dire &quot;&lt;em&gt;Ouais, ouais, effectivement, j'ai un site internet, t'vois. Mais va donc y faire un tour, c'est pas compliqué, tu vas sur chimineks point net.&lt;/em&gt;&quot;. Là où avant il aurait fallu lui dire d'aller sur &quot;&lt;em&gt;doubleuvé doubleuvé doubleuvé point chimineks point net&lt;/em&gt;&quot; ou encore &quot;&lt;em&gt;weuweuweu point chimineks point net&lt;/em&gt;&quot;. C'est mieux, quoi. Et puis le www, c'était &lt;em&gt;so nineties&lt;/em&gt;... Fini, donc. Et par la magie du fichier .htaccess qui va bien, vos navigateurs et vos lecteurs RSS n'y verront que du feu. Allez, pour les petits curieux, le code, c'est:&lt;code&gt;&lt;br /&gt;RewriteEngine on&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;RewriteCond %{HTTP_HOST} ^www\.(.+)$ [NC]&lt;br /&gt;RewriteRule ^(.*)$ http://%1/$1 [R=301,L] &lt;/code&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Décidément, avoir un site internet, ce n'est pas si facile qu'on voudrait nous le faire croire. Du moins quand on veut avoir un site un minimum personnalisé. Avec l'explosion des blogs, on nous a expliqué que désormais chacun pouvait avoir son espace à lui, que c'était devenu quelque chose d'accessible, sans effort ni apprentissage particulier. Je dis &quot;&lt;em&gt;Mouais&lt;/em&gt;&quot;. Loin de moi l'idée de vouloir critiquer les plates-formes de sites internet &quot;clés en main&quot;, mais il faut bien dire qu'en général on ne peut pas aller bien loin en matière de personnalisation, que ce soit en matière d'aspect visuel ou de fonctionnalités. Dès lors qu'on veut un peu plus de latitude, il faut mettre les mains dans le cambouis. Moi, ça va, ça me plaît plutôt bien. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus, je vous laisse, j'aurais pu partir sur une grande dissertation sur la nécessité d'une
véritable politique d'éducation à l'informatique, mais j'ai justement
mon apprentissage du C à poursuivre, donc on verra une autre fois.
Peut-être.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;P.S.: &quot;&lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.undchaque.com/?p=124&quot;&gt;As seen on chimineks.net&lt;/a&gt;&quot;&lt;br /&gt;Mouhouhahahahahaaa, bientôt je serai le maître du monde!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P.S.2: Et achetez &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.undchaque.com/&quot;&gt;leur album&lt;/a&gt;, c'est un ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P.S.3.: Et &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.myspace.com/blazbro&quot;&gt;le leur&lt;/a&gt; aussi, plus vite que ça.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>S'il fallait se souvenir</title>
    <link>http://chimineks.net/post/2008/09/23/S-il-fallait-se-souvenir</link>
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    <pubDate>Tue, 23 Sep 2008 00:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;En vérité, je n'y pensais plus. Ce n'était pas demain, donc c'était loin. Mieux que loin, c'était oublié. Rangé dans ce tiroir des choses à voir plus tard, ce tiroir sans fond, qu'on n'ouvre que pour déposer, jamais pour sortir. Ce n'est pas comme si ce n'était pas important, mais à mesure que la vie passe, tant de choses le deviennent. Hiérarchiser, planifier, tant de choses que j'ai toujours refusé de faire. Etait-ce une erreur, je n'en sais rien, de toute façons ce que j'ai fait n'a plus à être changé. Tout au plus comprendre pourquoi, pour mieux le vivre. On croit pouvoir gérer un oubli temporaire, mais bien souvent on n'y parvient pas et le définitif l'emporte. Et la mémoire ne revient que quand il est question de survie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On appelle une chose par son nom sans bien se souvenir d'où il vient. A assembler les mots pour écrire une vie on en oublie qu'ils ont aussi la leur, propre, hors de notre volonté, hors de notre temps, hors de nous. Mettre un nom sur ce qui compte, c'est tellement important. Tellement facile à oublier, aussi. Comme tout le monde je n'ai plus voulu voir qu'il pouvait y avoir une fin et ai feint de croire à une éternité qui n'existe pas dans ce monde. Comme si ce qui est beau ne devait pas s'entretenir. Ai-je préféré rêver à l'insouciance dont je me souviens quand je repense à l'enfance? Peu importe, la réalité m'a rattrapé et il a fallu faire avec. Ce monde n'est pas parfait et moi non plus. Et finalement je savoure d'oeuvrer à ma propre imperfection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ça pour dire que je ne me rappelais plus qu'il fallait que je renouvelle mon nom de domaine. J'avais complètement oublié qu'il expirait dans trois jours! Ca aurait été bête, vu qu'il est classe, quand même, non? Alors tant pis pour le découvert!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus, je vous laisse, pour de vrai, parce que ça va bien cinq minutes d'écrire des conneries juste pour déculpabiliser d'avoir dégainé des textes plus courts qu'à l'accoutumée.&lt;br /&gt;En vous remerciant.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Forever young</title>
    <link>http://chimineks.net/post/2008/09/22/Forever-young</link>
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    <pubDate>Mon, 22 Sep 2008 23:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thomas D.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Et donc, en arrivant au boulot j'entamai la conversation avec mon collègue Piteur le Baroudeur. Ouais, Piteur le Baroudeur: l'homme qui a traversé au moins cent pays, l'homme qui sait dire bonjour en quarante-sept langues et quatre-vingt-deux dialectes, l'homme qui a une femme dans chaque port de Manille à Valparaiso, enfin tu vois le genre, quoi. Pour dire jusqu'où ça va, c'est quand même le type qui un beau jour nous a dit &quot;&lt;em&gt;Bon, les mecs, j'ai mis un peu de thunes de côté, du coup, je pars quelques jours, histoire de faire le tour du monde. On se revoit dans un an, hein. Allez, salut, les sédentaires!&lt;/em&gt;&quot;. Et il l'a vraiment fait. Le genre de gugusse dont tu vérifies bien trois fois qu'il ne soit pas dans les parages le jour où t'as décidé de raconter tes vacances en Dordogne aux collègues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant que d'attaquer la longue nuit de travail du dimanche au lundi, nous devisions de choses et d'autres, quand soudain, va savoir ce qui m'a pris, je n'ai pas pu m'empêcher de discourir sur cet été décidément pourri que nous avions eu, et ce mois de Septembre bien trop frais dont nous devions nous satisfaire. Ouais. A base de y'a plus d'saisons, ma bonne dame. Devant Piteur le Baroudeur. Non mais n'importe quoi. Alors bon, lui, c'est le gars modeste, tu vois, il n'est pas là à la ramener toutes les cinq minutes avec les fabuleuses aventures qu'il a pu vivre tout au long de ses fantastiques pérégrinations, mais bon... Quand il s'est interrogé à voix haute sur le fait de savoir si ces considérations météorologiques étaient bien de mon âge, je me suis senti un peu merdeux. J'étais Sylvain Muller s'extasiant d'avoir réussi à faire un mot compte triple la veille au soir lors d'une partie de Scrabble avec sa mère, et d'un coup débarquait Indiana Jones expliquant que lui avait juste réussi à récupérer la croix de Coronado. Sarcastique, avec ça. Et pas du tout vexant, non...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'empêche... C'est vrai qu'il fait beau. Mais on se pèle les miches, non?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Purée, je recommence...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nan, mais ça doit être la fatigue après deux nuits de taf, c'est pour ça.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Là-dessus je vous laisse, je viens de recevoir le catalogue Damart et il est truffé de nouveautés. Je sens que cette année ça va valoir le coup de passer commande plus tôt que d'habitude.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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