Chimineks

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mardi 28 octobre 2008

Comme dirait Garth Algar

"C'est comme un slip tout neuf : au début, on se sent à l'étroit, mais après un certain temps, ça fait partie de vous"

Ah, ces bons mots me revigorifient dès les matin, je vais aller me faire un café pour fêter ça.

Vous ferez gaffe de pas mettre des miettes partout, le noir c'est hyper salissant.

Bisou !

lundi 27 octobre 2008

Accroche-toi au pinceau, j'enlève l'échelle

Au sein de la ramification tentaculaire de multinationale où j'exerce vaillamment ma profession, il est de tradition d'offrir à l'ensemble des employés une prime de saison au sortir de l'été. Oui, car l'activité est sujette à de fortes variations saisonnières. Pour faire simple, l'été, c'est le moment où l'on en bave le plus. Tel César prenant soin de tirer l'oreille de ses plus fidèles légionnaires après une rude campagne, notre hiérarchie nous octroie un petit surcroît de caillasse pour services rendus à l'entreprise. Bien sûr, vu l'échelle de la boîte, parmi le personnel, on trouve de tout, aussi bien des super-saiyan bourreaux de travail dans mon genre que des tire-au-flanc notoires qui ne font que mollement passer le temps en attendant la retraite d'ici une trentaine d'années. Du coup, tout le monde n'a pas le droit à la même quantité de pognon.

Alors moi, le système des primes, déjà, à la base, je trouve ça débile. Pas que je n'aime pas l'argent, au contraire, si une PS3 échoue un jour dans mon salon, ce sera bien grâce à la sueur de mon front, mais ce côté princier "Allez, tu l'as bien mérité mon petit, va donc t'acheter des friandises", ça me choque un peu. Si je bosse bien, c'est à l'année, file-moi donc une augmentation plutôt qu'un nonos à ronger, au moins ça comptera pour ma retraite future... Enfin bon, à force de voir ça se perpétuer d'année en année et de constater que tout le monde est d'accord avec cette tradition imbécile (et en premier lieu les syndicats), je m'y suis fait. A base de "C'est comme ça, c'est comme ça, on n'y peut rien changer, et puisqu'on me le donne ce fric, je vais le prendre...".  Et comme dans l'ensemble, je fais plutôt partie de la bande de ceux qui touchent le plus, je n'ai pas pour habitude de râler plus que ça.

Jusqu'ici, en ce qui me concerne, ça se passait plutôt comme ça: on me filait mon papier avec le montant et on me mettait une bonne claque dans le dos en me disant que "Haha, t'as bien bossé encore cet été, on a voulu te le faire savoir à travers cette prime. Bon, c'est vrai, y'a peut-être machin ou machine qui ont eu un plus cette année, mais honnêtement, ils se sont vraiment arrachés cette fois-ci. Alors, heureux?". Là-dessus, je répondais que bien sûr, plus de fric, j'étais toujours preneur, mais que bon, je restais dans l'idée que ce système de primes ne restait qu'une façon primaire et malhabile de masquer une posture à base de carotte et de bâton. A quoi mon supérieur hiérarchique dispenseur de bonnes nouvelles répondait que oui, bien sûr, mais bon, qu'est-ce que tu veux, c'est comme ça, c'est comme ça, hein.

Cette année, la grande nouveauté, c'est le mode de calcul d'attribution des primes. Oui, calcul, car en raison des plaintes récurrentes des syndicats quant à une éventuelle attribution à la tête du client ou fonction d'affinités étrangères à la qualité du travail effectué, et dans un souci de la direction d'homogénéiser les modalités d'attribution, une liste de critères objectifs a été imposée aux différents chefs de services pour leur permettre d'effectuer ce calcul. Là où ça devient follement amusant, c'est que les critères sont au nombre de quatre, et que chacun d'entre eux est sujet à une notation sur une échelle de zéro à dix. Et alors là, attention, la direction a été très claire: interdiction formelle de parler de "notes", il convient de se référer à un système de "notation", nuance. Savoureux, non?

Vendredi dernier, comme d'habitude, je me suis donc retrouvé face à un représentant de ma hiérarchie. Quand il m'a appelé en me demandant si j'avais 5 minutes, je savais que c'était pour me remettre mon papelard et me donner le montant de ma prime, mais je n'avais aucune idée du fait que son attribution était désormais soumise à la procédure décrite plus haut. Alors attention, hein, je le précise, mes notes notations sont excellentes, j'ai deux huit sur dix et deux neuf sur dix, tu feras gaffe. Et bien vous allez rire, je ne l'ai même pas bien pris. Allez savoir pourquoi, après bientôt neuf ans de boîte, et alors que je vais avoir trente-deux ans dans quelques semaines, je n'ai pas pu m'empêcher de très mal prendre le fait de me voir remettre un putain de carnet de notes par mon employeur.

Des notes sur dix... Et pourquoi pas un système de gommettes de couleurs? Ou des petits smileys? Vexant, condescendant, humiliant, infantilisant, on ne sait que choisir parmi les mots qui pourraient permettre de qualifier cette pratique manageriale à la pertinence d'une d'une pédagogie des années 1900. Evidemment, je suis supposé m'estimer heureux eu égard à mes très bonnes notes, n'est-ce pas? Sauf que le système est implacable: chaque point vaut 20 euros (bruts, ça va de soi): avec mes deux huit et mes deux neufs, il me manque donc six points pour arriver à la note parfaite. Soit cent vingt euros. Obligatoirement, il a fallu trouver une explication valable. Oups, pardon, il a fallu relever des axes d'amélioration.

"Bavarde trop en classe", "Doit faire des efforts s'il veut s'améliorer", "Peut mieux faire", vous vous souvenez de ces petites remarques assassines des profs sur les bulletins trimestriels? Et ben c'est la même chose. Moi comme observations des professeurs Axes d'amélioration principaux relevés, j'ai eu ça:
- Manque de souplesse dans la planification
- Plus de disponibilité pour les remplacement
La faute d'orthographe n'est pas de moi, je le précise.
Je précise également, pour avoir demandé des éclaircissements à mes supérieurs hiérarchiques, que les axes relevés ne reposent sur rien de concret et servent juste de prétexte à ne pas me coller des dix sur dix, note qui, dixit mon chef de service citant la direction,  "ne peut être obtenue que si on marche sur l'eau". Un peu comme le vingt sur vingt en philo, quoi. Techniquement, ça existe, mais tu ne l'auras jamais. Ah oui, tiens, du coup, ça veut dire que la prime maximale théorique, tu l'auras jamais non plus, tiens!

Mort aux cons.

Pas moins.

Si mes démons la ramènent même au boulot, ça ne m'amuse plus.

J'ai grandi, je me suis construit avec la hantise permanente de l'évaluation, du jugement. J'étais un excellent élève, et pourtant je ne garde aucun souvenir d'avoir été félicité par mes parents pour ça. Je me souviens de bulletins de notes remarquables qui n'engendraient aucune espèce de satisfaction de leur part. Je me souviens aussi que la moindre petite défaillance, comme une matière qui voyait sa moyenne descendre à quatorze au lieu du seize habituel, c'était le drame. Qu'est-ce qui s'était passé? Pourquoi? Comment faire pour que cela ne se reproduise pas? Pas la catastrophe, mais l'inquiétude, l'angoisse. Etre le meilleur ne suffisait même pas. C'était juste normal. Quand tu es le meilleur mais que tout ce que tu entends c'est que tu pourrais faire mieux, ça vrille un peu le regard que tu portes sur toi-même. Des années après, je n'en suis toujours pas sorti.

Je veux juste un peu de reconnaissance, parce qu'un trou s'est creusé en moi que je n'ai pas su combler tout seul. Je n'ai jamais compté que sur les autres, sur leur regard, sur leurs mots pour me donner ce qui me manquait. Et dans cette histoire, j'ai oublié d'apprendre à poser sur moi un regard positif. "J'ai de la chance de t'avoir, parce que tu vaux le coup", ce sont ces mots que je recherche. J'imagine que si je savais me les adresser à moi-même, le monde m'apparaîtrait sous un jour différent. En attendant ça, je constate qu'il en faut peu pour me mettre à vif.

"Au bout d'un moment, qu'est-ce que t'en as à foutre?". Certes il sont rugueux ces mots de mon ex-colocataire préférée après que je lui eusse fait part de ma colère suite à cette histoire de primes à base de notes sur dix, mais finalement, elle n'a peut-être pas tort. Système de merde établi par des connards, pas la peine de rentrer dans leur jeu. Simple et limpide. Bon, après ça, en guevariste exaltée elle s'est lancée dans un encouragement à la Révolution Populaire en entreprise, mais bon, là, ça me paraît un peu plus tendu. En tout cas, ce qui l'a frappée, c'est que je prenne à ce point à cœur les axes de progression en carton qui ont été relevés pour moi. C'est vrai que je l'ai mal pris. Parce que c'est rien que des menteries. Et que du coup, c'est même pas juste. Mais c'est vrai qu'il ne faut pas que ça me touche. C'est rien que des connards. Et je les emmerde. Si on commence à se laisser pourrir l'existence par les cons, on n'est pas sorti.

De toutes façons, c'était une semaine de merde, ça devait être écrit, et puis c'est tout. Tenez, deux jours plus tôt, j'étais allé chez le coiffeur, si c'est pas une preuve, ça? Alors que tout allait bien, mes cheveux continuaient allègrement de pousser et les nœuds de se former, je ne sais pas ce qui m'a pris, je me suis dit que ce serait bien de rafraîchir tout ça. En fait, ce qui me gênait, c'est qu'avec un bandeau ou un foulard, pas de problème, j'étais beau comme un dieu, mais qu'une fois mes cheveux détachés, ça ne ressemblait plus à grand-chose. Je me disais qu'il faudrait juste couper un chouia pour que ça ait une forme acceptable, quoi. Ca et désépaissir un peu, surtout derrière. Sauf que, comme évoqué un peu plus haut, j'avais quelques nœuds dans les cheveux. C'est-à-dire qu'à force de ne pas les avoir coiffés pendant un an, forcément, c'était un peu le bordel. Allez, j'avoue, secrètement, j'aurais bien aimé me faire une coupe à Bob Marley, mais bon, avec mes cheveux raides, c'était pas encore ça... Mais une forme de début!

N'étant pas de nature cruelle, je me voyais mal me pointer chez le coupe-tifs avec un paquet de nœuds pareil, je me suis dont infligé une séance de torture d'une bonne matinée pour tout démêler. Je ne vous raconte pas la souffrance (oui, je suis un peu douillet des cheveux). Et la barre de rire une fois terminé. C'te tronche! Je regrette maintenant de n'avoir pas eu la présence d'esprit de prendre des photos, tiens. On aurait dit un Ramones! Enfin bref, une dégaine improbable au possible me confortant dans l'idée qu'il était juste indispensable de faire quelque chose. Deux jours et un masque nutritif plus tard, je me suis pointé dans un salon prout-prout-branchouille de mon bled, avec une coupe qui avait évolué wave façon fils de président de République Française, m'voyez, mais en brun. La coiffeuse m'a dit "On fait quoi?". Je lui ai répondu "Je sais pas, je comptais un peu sur vous pour savoir en fait".

Quarante minutes plus tard, elle donnait le dernier coup de sèche-cheveux, après avoir abondamment raccourci et effilé ma tignasse. Et franchement, en regardant dans le miroir, je me suis sincèrement dit "Ouah, la classe!". Et puis je suis rentré chez moi. Ca m'a pris trois minutes, maxi. Et devant mon miroir à moi, je me suis dit "Ouo putain d'merde!". C'est à dire que brutalement, je me suis rendu compte que j'avais une coupe à mi-chemin entre celles d'Anton Chigurh et d'Adolfo Pirelli (respectivement No Country Fol Old Men et Sweeney Todd, si les noms ne vous disent rien). Un de ces putain de vieux carrés des familles, je ne vous dis que ça. Dé-goû-té. Ca va faire cinq jours, je ne m'en suis toujours pas remis. Je pense que j'arrêterai de mettre des chapeaux, des bandeaux et des casquettes vers la fin du printemps. Comme quoi, hein, c'était bien une semaine de merde.

Là-dessus, je vous laisse, je dois laisser un petit peu de place à quelqu'un. En effet, après avoir décidé de petit-suissider son site internet, une fidèle lectrice m'a dit être sujette à de graves crises de manque et très mal vivre son nouveau statut de S.B.F. (Sans Blog Fixe). N'étant pas du genre à laisser les gens dans le dénuement, la Direction Générale de la holding Chimineks.net International a décidé de lui ouvrir ses portes, le temps qu'elle se trouve un nouveau chez elle. Vous êtes bien entendu chaudement appelés à lui réserver le plus glacial des accueils, en ne manquant pas de lui rappeler que je suis meilleur qu'elle en tout.

mardi 23 septembre 2008

C'est quand même mieux comme ça

En ce moment, ma vie n'est qu'aventures extraordinaires, coups de théâtre insensés et autres rebondissements improbables. Pas plus tard qu'hier soir, soucieux de partager avec le monde entier le récit de cette existence hors du commun que j'ai le privilège de vivre depuis le début, j'ai fait savoir ici que je m'étais acquitté avec brio de la périlleuse mission que constitue le renouvellement du nom de domaine de mon site. Ouaip. Pour un an de plus CHIMINEKS.NET m'appartient! Est-il classieux ce nom... Décidément je ne m'en lasse pas. Je me demande quel brillant esprit a bien pu en avoir l'excellente idée. Ah, mais suis-je sot, c'est moi, bien sûr!

Oui, je ne sais pas pourquoi, mais là, maintenant tout de suite, je suis assez content de disposer de ce petit espace virtuel à moi rien qu'à moi, et j'ai envie de m'en occuper, d'en prendre soin. Allez, je dois bien le reconnaître, depuis quelques mois, je l'avais laissé un peu en jachère, sans bien me soucier de veiller à son entretien régulier. Les mises à jour de Dotclear avaient beau sortir, je ne m'en souciais guère, considérant qu'il serait toujours temps de voir cela plus tard. Oh, j'ai bien fait une mise à jour fin juillet, mais je ne l'ai faite que contraint et forcé, et, surtout, pas très soigneusement. Voilà ce qui s'est passé: alors que j'avais besoin de faire un peu de ménage dans mes bases de données pour un projet ultra-secret que vous en saurez plus le temps voulu, mais là, chut je peux rien dire, j'ai effacé par mégarde celle de mon blog. Sans avoir de sauvegarde, comme il se doit. C'est ballot, hein?

Avec l'aide d'une fidèle lectrice et peut-être aussi un peu celle du cache de Gougueule, que son nom soit sanctifié (mais pas sa volonté faite, ne nous emballons pas), j'ai pu récupérer tous les billets, et la totalité des commentaires qu'il a fallu ressaisir un à un à la main dans le fichier SQL. Que du bonheur. Mais enfin, ça valait la peine. Je crois. Et alors bon, à ce moment là, tant qu'à restaurer le machin, je me suis dit que faire une mise à jour ne ferait pas de mal. Sauf que j'ai fait ça façon vite fait, mal fait, sans avoir en tête le souci du détail qui avait pourtant prévalu lors de la création de ce blog. En gros, j'ai veillé à ce que ça tourne à peu près correctement, en espérant simplement ne pas avoir négligé de truc trop important. A ma décharge, je rappellerai qu'en ce temps là, la version de Dotclear était encore une RC (youpi, du jargon!), donc hein, bon, voilà, quoi.

Deux mois plus tard, ou presque, je renouvelle donc mon nom de domaine, ce qui nous fait une bonne raison de se remettre un peu au boulot. Déjà, on est enfin passé à la version finale de Dotclear 2 (Alléluia!). Et depuis sa sortie, il y a déjà eu 2 mises à jour. En avant pour la version 2.0.2, donc! Et proprement, hein, pas à l'arrache comme la dernière fois. Cette fois-ci, on fait ça bien, on peaufine, on soigne.

Bon, pour ce qui est du thème principal, celui en noir et blanc, normalement, ça aurait dû rouler sans trop de problèmes vu que j'avais fait en sorte qu'il tourne correctement après la restauration de juillet. Ca aurait dû. Mais ça ne l'a pas fait. Une fois la mise à jour faite, ma super barre de menus déroulants qui fait rêver tous les webmasters de la Terre avait disparu! A pu. Du coup il a fallu aller voir au niveau du code source ce que ça donnait. Et ben figurez-vous que l'include du fichier HTML générant les menus ne se faisait plus! Ca alors! Et même, vérification faite, plus aucun des fichiers HTML de template propres au thème n'était pris en compte. Ah ben ça. En fait les pages étaient générées en faisant des includes des fichiers HTML du thème par défaut! Incroyable. Alors que je n'avais rien changé au thème entre la RC1 et la 2.0.2! Si on m'avait dit.

Comme vous pouvez le voir, le problème est maintenant résolu. Et ouais, attends, on ne me la fait pas à l'envers à moi, t'as cru quoi? J'ai trouvé d'où venait le problème. Du moins je pense. Il se trouve qu'à un moment donné, j'ai fait un truc, et que ça a marché. J'ose à peine le dire, tiens, tellement c'est nul. Allez, on s'en fout. Pour une raison mystérieuse mais certainement largement justifiée à l'époque, dans mon dossier de thème, j'avais créé un fichier appelé "prout". Je fais souvent ça: quand je dois créer un fichier de test, ou un fichier temporaire, je l'appelle toujours "prout". Pas "test", "tmp" ou encore "dummy". Non, "prout". Le but étant, dans ma logique à moi qui m'est propre, de pouvoir ainsi instantanément reconnaître un fichier qui peut être supprimé sans hésitation si besoin. Et là, dans le cas qui nous intéresse, je ne l'avais pas supprimé. Honnêtement, je n'aurais jamais cru que ça puisse venir de là. Mais après avoir retourné le problème dans tous les sens et n'avoir trouvé aucune solution, je me suis dit "Bon, normalement, y'a pas de raison que ça change quoi que ce soit, mais si je supprime ce fichier temporaire oublié par mégarde il y a deux mois, est-ce que ça change quelque chose?". Et ben merde. Problème résolu, dis-donc.

Ce qui est curieux, c'est que lorsque j'ai créé ce fichier "prout" il y a deux mois, lors de la restauration, ça ne semblait absolument pas poser problème à la version 2.0-RC1 de Dotclear. Et maintenant, vlà-t-y-pas que ça défrise la finale d'avoir un "prout" en trop! Voilà qui est bien mystérieux. Mais je me vois mal faire un rapport de bug là-dessus. Imagine: "Bonjour, je voudrais signaler un bug dans la version 2.0.2 de Dotclear. Alors voilà, si je mets un fichier "prout" dans le dossier de mon thème, et ben les fichiers du dossier "tpl" ne sont plus pris en compte. C'est normal qu'un "prout" puisse tout faire foirer, docteur?". Non, faire cela, je ne peux. Laisser une trace dans l'histoire du développement de Dotclear avec un truc pareil, décemment, ce n'est pas possible. Tant pis, ça tombera dans l'oubli, et l'essentiel, c'est que maintenant ça marche.

Un pauvre "prout" de rien du tout ayant suffi à mettre en péril des heures de travail sur le thème principal, je me suis dit que ce serait peut-être pas mal d'aller faire un tour du côté de Bob l'Eponge. Ce qui nous fait une phrase pour le moins surprenante. Alors donc, au cas où, pour celles et ceux qui n'auraient pas encore exploré ce site jusqu'au moindre de ses recoins, je vous rappelle que pour ceux à qui ça fait mal aux yeux de lire en blanc sur fond noir, un thème de substitution est proposé. Si, si, là-haut, là, dans la barre de menu: le hiéroglyphe à côté de "HOME", vous voyez? Et bien si vous cliquez sur "Plus chatoyant" dans le déroulant, vous aurez accès à une interface visuelle alternative, et, paraît-il, moins éreintante pour les yeux. Ce n'est pas tout à fait le même genre, ne serait-ce que parce que vos hôtes y sont Bob l'Eponge et son pote Patrick. Oui, je sais. Mais au tout début de la fantastique épopée de ce blog, il s'est trouvé quelques esprits chagrins pour se plaindre du peu de lisibilité du thème utilisé, alors pour leur clouer le bec j'ai mis Bob l'Eponge. Et les gens ont aimé. Du coup ben voilà, quoi.

Ahlala, mon petit Bob... Je t'ai bien négligé, je l'avoue... Il faut dire, à ma décharge, qu'en tant qu'auteur des fadaises qu'on peut lire ici, et que créateur de ce thème en noir et blanc si sobre, original et classe à la fois, j'ai rarement l'occasion de pratiquer la navigation tout en chatoyance sur CHIMINEKS.NET. On pourrait même dire jamais. Jusqu'à aujourd'hui, où je me suis préoccupé de voir si après toutes ces mises à jour ça tournait encore. Et bien sûr c'était catastrophique. Entre les fichiers HTML de template pas placés où il faut, les plugins absents depuis la restauration et les widgets pas bien rangés, c'était carrément n'importe quoi. Et personne qui ne me l'aurait dit depuis le temps. Parce que là, je suis sûr de mon coup: ça fait des mois que ça devait être une véritable abomination visuelle. Ah vraiment, je me demande si ça vaut le coup de conserver ce thème, puisque tout le monde s'en fout. Enfin bon, j'ai fait ce qu'il faut pour que ça remarche, mais je réfléchis sérieusement à supprimer cette alternative. Sauf protestation vigoureuse du lectorat, bien entendu.

Et sinon, quoi d'autre? Ben pas grand-chose. Ah, si, quand même: les tags ont disparu. Je m'en sers tellement peu que je les ai complètement oubliés quand il a fallu reconstituer la base de données... Et je viens seulement de m'en apercevoir. Pareil que pour Bob l'Eponge: personne ne m'a prévenu. Les tags sont supposés être un must en matière de Web 2.0, et pourtant on dirait bien que tout le monde s'en fout. A se demander si ce serait bien la peine de les remettre. Parce qu'en plus ça serait du boulot. Relire toutes les notes une à une, trouver les mots-clé qui vont bien, les ajouter, chercher les notes qui pourraient les partager... Moi je veux bien, hein, mais seulement si ça intéresse quelqu'un, autrement je ne vais pas me fatiguer pour rien.

A part ça, je vous annonce la fin du www. Pas du WWW en général, hein, juste le www. Petite explication: jusqu'ici, pour accéder à mon site, il fallait taper www.chimineks.net. Et ben maintenant il faut juste taper chimineks.net. C'est tout. C'est juste une histoire d'efficacité du discours. Genre si je parle à quelqu'un, je n'ai plus qu'à lui dire "Ouais, ouais, effectivement, j'ai un site internet, t'vois. Mais va donc y faire un tour, c'est pas compliqué, tu vas sur chimineks point net.". Là où avant il aurait fallu lui dire d'aller sur "doubleuvé doubleuvé doubleuvé point chimineks point net" ou encore "weuweuweu point chimineks point net". C'est mieux, quoi. Et puis le www, c'était so nineties... Fini, donc. Et par la magie du fichier .htaccess qui va bien, vos navigateurs et vos lecteurs RSS n'y verront que du feu. Allez, pour les petits curieux, le code, c'est:
RewriteEngine on

RewriteCond %{HTTP_HOST} ^www\.(.+)$ [NC]
RewriteRule ^(.*)$ http://%1/$1 [R=301,L]

Hum.

Décidément, avoir un site internet, ce n'est pas si facile qu'on voudrait nous le faire croire. Du moins quand on veut avoir un site un minimum personnalisé. Avec l'explosion des blogs, on nous a expliqué que désormais chacun pouvait avoir son espace à lui, que c'était devenu quelque chose d'accessible, sans effort ni apprentissage particulier. Je dis "Mouais". Loin de moi l'idée de vouloir critiquer les plates-formes de sites internet "clés en main", mais il faut bien dire qu'en général on ne peut pas aller bien loin en matière de personnalisation, que ce soit en matière d'aspect visuel ou de fonctionnalités. Dès lors qu'on veut un peu plus de latitude, il faut mettre les mains dans le cambouis. Moi, ça va, ça me plaît plutôt bien.

Là-dessus, je vous laisse, j'aurais pu partir sur une grande dissertation sur la nécessité d'une véritable politique d'éducation à l'informatique, mais j'ai justement mon apprentissage du C à poursuivre, donc on verra une autre fois. Peut-être.


P.S.: "As seen on chimineks.net"
Mouhouhahahahahaaa, bientôt je serai le maître du monde!

P.S.2: Et achetez leur album, c'est un ordre.

P.S.3.: Et le leur aussi, plus vite que ça.

S'il fallait se souvenir

En vérité, je n'y pensais plus. Ce n'était pas demain, donc c'était loin. Mieux que loin, c'était oublié. Rangé dans ce tiroir des choses à voir plus tard, ce tiroir sans fond, qu'on n'ouvre que pour déposer, jamais pour sortir. Ce n'est pas comme si ce n'était pas important, mais à mesure que la vie passe, tant de choses le deviennent. Hiérarchiser, planifier, tant de choses que j'ai toujours refusé de faire. Etait-ce une erreur, je n'en sais rien, de toute façons ce que j'ai fait n'a plus à être changé. Tout au plus comprendre pourquoi, pour mieux le vivre. On croit pouvoir gérer un oubli temporaire, mais bien souvent on n'y parvient pas et le définitif l'emporte. Et la mémoire ne revient que quand il est question de survie.

On appelle une chose par son nom sans bien se souvenir d'où il vient. A assembler les mots pour écrire une vie on en oublie qu'ils ont aussi la leur, propre, hors de notre volonté, hors de notre temps, hors de nous. Mettre un nom sur ce qui compte, c'est tellement important. Tellement facile à oublier, aussi. Comme tout le monde je n'ai plus voulu voir qu'il pouvait y avoir une fin et ai feint de croire à une éternité qui n'existe pas dans ce monde. Comme si ce qui est beau ne devait pas s'entretenir. Ai-je préféré rêver à l'insouciance dont je me souviens quand je repense à l'enfance? Peu importe, la réalité m'a rattrapé et il a fallu faire avec. Ce monde n'est pas parfait et moi non plus. Et finalement je savoure d'oeuvrer à ma propre imperfection.

Tout ça pour dire que je ne me rappelais plus qu'il fallait que je renouvelle mon nom de domaine. J'avais complètement oublié qu'il expirait dans trois jours! Ca aurait été bête, vu qu'il est classe, quand même, non? Alors tant pis pour le découvert!

Là-dessus, je vous laisse, pour de vrai, parce que ça va bien cinq minutes d'écrire des conneries juste pour déculpabiliser d'avoir dégainé des textes plus courts qu'à l'accoutumée.
En vous remerciant.

lundi 22 septembre 2008

Forever young

Et donc, en arrivant au boulot j'entamai la conversation avec mon collègue Piteur le Baroudeur. Ouais, Piteur le Baroudeur: l'homme qui a traversé au moins cent pays, l'homme qui sait dire bonjour en quarante-sept langues et quatre-vingt-deux dialectes, l'homme qui a une femme dans chaque port de Manille à Valparaiso, enfin tu vois le genre, quoi. Pour dire jusqu'où ça va, c'est quand même le type qui un beau jour nous a dit "Bon, les mecs, j'ai mis un peu de thunes de côté, du coup, je pars quelques jours, histoire de faire le tour du monde. On se revoit dans un an, hein. Allez, salut, les sédentaires!". Et il l'a vraiment fait. Le genre de gugusse dont tu vérifies bien trois fois qu'il ne soit pas dans les parages le jour où t'as décidé de raconter tes vacances en Dordogne aux collègues.

Avant que d'attaquer la longue nuit de travail du dimanche au lundi, nous devisions de choses et d'autres, quand soudain, va savoir ce qui m'a pris, je n'ai pas pu m'empêcher de discourir sur cet été décidément pourri que nous avions eu, et ce mois de Septembre bien trop frais dont nous devions nous satisfaire. Ouais. A base de y'a plus d'saisons, ma bonne dame. Devant Piteur le Baroudeur. Non mais n'importe quoi. Alors bon, lui, c'est le gars modeste, tu vois, il n'est pas là à la ramener toutes les cinq minutes avec les fabuleuses aventures qu'il a pu vivre tout au long de ses fantastiques pérégrinations, mais bon... Quand il s'est interrogé à voix haute sur le fait de savoir si ces considérations météorologiques étaient bien de mon âge, je me suis senti un peu merdeux. J'étais Sylvain Muller s'extasiant d'avoir réussi à faire un mot compte triple la veille au soir lors d'une partie de Scrabble avec sa mère, et d'un coup débarquait Indiana Jones expliquant que lui avait juste réussi à récupérer la croix de Coronado. Sarcastique, avec ça. Et pas du tout vexant, non...

N'empêche... C'est vrai qu'il fait beau. Mais on se pèle les miches, non?

Purée, je recommence...

Nan, mais ça doit être la fatigue après deux nuits de taf, c'est pour ça.

Là-dessus je vous laisse, je viens de recevoir le catalogue Damart et il est truffé de nouveautés. Je sens que cette année ça va valoir le coup de passer commande plus tôt que d'habitude.

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