C'est clair, un titre en anglais, ça en jette en max. Surtout celui-là. Personnellement, il me ramène une décennie en arrière, au temps où je me laissais pousser les cheveux au sortir de l'adolescence, en écoutant sur fond de guitares trafiquées les vociférations haut perchées de Zack De La Rocha. Quel cri. De la révolte à l'état brut qu'on se disait avec les copains. C'était bon, bordel. Parce qu'on y croyait. On se disait qu'on avait encore le temps de tout foutre par terre et de voir un monde meilleur avant de mourir.
Toute une époque...
Le fait est que les temps ont changé. Il n'est pas exclu que j'aie vieilli, je vous l'accorde, mais surtout le monde bouge lui aussi, et pas forcément dans le sens qu'espérait l'aspirant rebelle que j'étais. Vu de derrière mes yeux, je crois qu'on n'y croit plus. C'est regrettable. Mais c'est comme ça.
C'est pour cela que ce titre a surgi pour une raison... disons un peu moins flamboyante que le feu intérieur de la volonté de mettre à mal l'ordre établi. Nan, ça m'est venu quand j'ai vu qu'ils avaient remis des Kinder Bueno au chocolat blanc dans le distri, au bureau.
Je sais, c'est moche.

Mon instinct me joue parfois des tours. Il en va des Kinder Bueno comme de la pizza quatre fromages, des éclairs au chocolat, de la mayonnaise ou des confits de canard: plus c'est mauvais pour la santé, c'est-à-dire gras et/ou sucré au-delà du raisonnable, plus j'aime ça. Qu'on se le dise, en matière de bouffe, et en ce qui me concerne, l'adage anglais qui dit "Keep your friends close, but keep your enemies closer" vaut peau d'balle. Les Kinder Bueno au chocolat blanc, je peux pas, c'est trop bon. En plus y'en a pas tout le temps. Donc quand y'en a... Banzaïïïïïï!!!
Il faut dire que j'ai un rapport à la bouffe un peu perturbé qui me pousse à me comporter à chaque repas comme si ce devait être le dernier. A cela il faut ajouter une capacité d'ingestion particulièrement impressionnante qui fait qu'avant que j'aie les dents du fond qui baignent, tu peux y aller. C'était déjà un peu le cas avant, mais depuis que j'ai arrêté de fumer, force est de constater que ça ne s'est pas arrangé.

Et ouais, bientôt dix mois depuis ma dernière clope, et j'ai toujours pas lâché le morceau. Une superstar du ouèbe m'a dit un jour que même qu'au bout de trois ans il n'en avait pas forcément fini, donc bon, je ne vais pas me mettre la pression. Je continue de gérer ma condition de fumeur contrarié en attendant d'atteindre, un jour peut-être, le nirvana des non-fumeurs. Tant pis si ça engendre quelques désordres au niveau alimentaire et des répercussions inesthétiques au niveau de ma silhouette naguère si harmonieuse. On verra ça plus tard.
C'est con, hein, j'aurais pu oublier ma dépendance au tabac en devenant accro au sport , au bricolage ou à la cuisine à base de tofu et de salade verte, mais non, je reporte non seulement sur le chocolat, mais aussi sur toutes les choses qui ne devraient être que des exceptions aux règles strictes d'un régime équilibré. Ha, cruel destin qui m'a fait m'établir dans un lieu cerné par les kébabiers, boulangers-pâtissiers et autres livreurs de succulentes pizzas sous 15 minutes...
Héhé...
Comment j'aime trop mon quartier en fait!

Tiens au fait, en parlant d'addiction maîtrisée, il y en a une que je réprime depuis le début de la création de ce blog, c'est celle aux statistiques et autres gougueuleries. Dans une vie passée, j'ai eu un premier blog, des gens s'en souviennent encore, et je l'avais agrémenté du sympathique script PhpMyVisites. Franchement, d'une certaine façon on peut dire que j'étais devenu accro: au moins une fois par jour, il fallait que j'aille faire le compte des visiteurs, voir qui me les avait amenés, etc, etc... Enfin à priori si vous avez un blog vous voyez bien de quoi que je cause.
Cette fois-ci, il y a bientôt un an (et ouais, t'as vu), eum'suis dit "Y'a trop pas moyen, j'installe pas de machin à statistiques, hahaha, je suis fort et complètement détaché de ces considérations narcissiques, je suis juste là pour l'amour et la beauté de l'art, donc c'est non!". Et je m'y suis tenu. Mais finalement... C'est vrai quoi, après tout, pourquoi? Consulter ses statistiques ne provoque pas le cancer et ne fait pas grossir. Et puis c'est pas pour faire mon crâneur comme certain(e)s, nan, juste ça me titille de savoir combien vous êtes à faire l'effort de vous fader mes bafouilles. Alors bon. Je réfléchis. Je tergiverse. Je m'interroge. J'le fais ou j'le fais pas?..

Là-dessus, je vous laisse, je dois aller sauver Bowser et Luigi et mettre sa race au compte Niark, c'est hyper urgent.
Et non, l'addiction à la Wii n'existe pas.