Tu peux pas test, Ernest
Par Thomas D. le jeudi 11 octobre 2007, 22:27 - Lien permanent
Finalement, maintenant que j'y pense, je ne sais même plus ce que j'ai arrêté de faire en premier: aller chez le coiffeur ou fumer. En tout cas, ça continue de pousser c'est certain. Ces derniers temps, je me suis amusé à dire aux gens que j'étais en pleine phase de chabalisation. Rapport au rugby tout ça, mais bon, à moins que vous ne sortiez d'une expérience à la Michel Siffre, je pense que vous aviez compris. Bref, au-dessus des épaules ça s'étoffe sévère au niveau pileux. Et ce d'autant plus que depuis quelques semaines j'ai légèrement négligé de me raser. Bon, en réalité, ça ne me donne pas du tout la même allure caveman que le défonceur de mâchoires préféré des français, entre autres parce que la vitesse de pousse et la densité de ma barbe sont comparables à celles d'un ado de 14 ans, mais bon, à la limite, c'est plutôt tant mieux. Lui ça lui va bien, moi je suis pas sûr que ça le ferait. Ne serait-ce que parce que je ne joue pas au rugby.
Hier soir, au boulot, j'ai revu une mienne collègue qui s'était absentée quelques mois. Je ne vous dis pas le choc quand elle m'a revu. A base de "Hanlala, mais on te reconnaît même plus en fait!". Suivi d'un déplaisant "J'te préférais avant, quand même, c'était mieux". Il y a quelques mois, je m'en serais offusqué et aurais eructé ici une note vengeresse en mettant plein la tronche des conformistes de tout poil (hohoho) avec force appels à la tolérance et autres envolées prônant le droit à la différence. Aujourd'hui, ça m'indiffére complètement. Chacun ses goûts (de merde)(ou pas), et qu'est-ce qu'on va y faire, hein, ma bonne dame. On ne va pas se faire des ulcères pour des broutilles.
D'ailleurs, un peu plus tard dans la soirée, j'ai croisé à nouveau la même collègue, laquelle, après avoir pris quelques secondes pour me détailler des pieds à la tête, finit par dire "Non, c'est clair, ça te change, mais ça te va bien en fait". Et voilà. Nul besoin de s'emballer dans un combat épique pour la préservation de l'originalité capillaire. La vérité vraie finit toujours pas s'imposer.
A mesure que le temps passe, et que mes cheveux poussent, les critiques se font plus discrètes, et les regards s'emplissent d'une admiration mêlée d'envie. Ouaip. Rien que ça. Les compliments ont fini par arriver. Ce qui n'est pas pour me déplaire. Tu penses.
Une des flatteries les plus basiques en matière d'apparence physique consiste à évoquer une ressemblance. Après, on apprécie ou pas la comparaison, mais moi ça va, je n'ai pas à me plaindre, pour le moment celles auxquelles j'ai droit me conviennent.
Si je commence par dire qu'on m'a dit que je ressemblais à Albator, y'en a qui vont se moquer. Et ben j'men fous, Cf. plus haut pour comprendre le pourquoi du comment. Moi je trouve ça cool. Attends, Albator, quoi! La classe! Enfin moi j'trouve. Ah, et si vous vous demandez pourquoi, c'est rapport au fait que comme je ne peux pas encore m'attacher les cheveux façon Francis Lalanne, des fois j'ai la mèche rebelle qui me cache un oeil, mâtin, c'que c'est kawaï.
Alors évidemment, en matière d'aura sexuelle, je veux bien croire que certains puissent douter de la puissance du look Albator. C'est pourquoi, là, je suis particulièrement fier de dégainer une autre comparaison à laquelle j'ai eu droit et dont personne ne pourra se permettre de mettre en doute le pouvoir évocateur. Tu sais à qui je fais penser certaines personnes quand j'ai la chevelure particulièrement en bataille, genre quand je me suis couché avec les cheveux mouillés?
Jim Morrisson!
C'est pas mortel, ça, franchement?
Et encore, y'a mieux...
Revenons donc à hier soir, si vous le voulez bien. Or doncques, ma sympathique collègue venait en l'espace de quelques dizaines de minutes de passer du "C'était mieux avant" qui casse sa race au "Si, en fait, ça te va trop bien" qui fait zizir. Me recroisant une nouvelle fois aux environs de 23 heures, son visage se figea quelques secondes dans une expression de concentration profonde, puis un éclair lui traversa les yeux et elle finit par s'exclamer tout en sautillant sur sa chaise "Mais si, ça y est, je sais à qui tu me fais penser en fait, c'est clair: Che Guevara!".
Et là, je dis excusez-moi.
Mais quand même.
Je suis désolé, mais là, il faut bien l'admettre.
C'est juste la classe internationale.
Et ça ne souffre aucune contestation.
Franchement, au-delà des considérations idéologiques, et malgré la vigueur jamais mise en défaut de mon indéfectible hétérosexualité, il me semble quand même qu'en matière de bogossitude virile et caliente le Che est une bête de référence. Je suis convaincu que s'il avait vécu la même vie, mais avec, je ne sais pas, moi, disons le physique de Jean-Paul Sartre, sa renommée et le culte posthume qui lui sont voués n'auraient été les mêmes. En tout cas, moi j'ai jamais vu personne avec un tatouage du visage de l'auteur des Mains Sales sur l'épaule (quoiqu'on ne sait jamais, après tout).
Et puis bon, je peux bien l'avouer, si je suis parfaitement conscient qu'entre la légende du Che et son oeuvre réelle, il y a à peu près autant de différence qu'entre un lion des plaines sauvages du Serengeti et le chat de la madame Michu, ça fait quand même plaisir au jeune gauchiss' rebelz qui niche encore au fond de moi. Le Che, bordel.
Pas mieux.
Là-dessus, je vous laisse, je retourne jouer les ermites dans ma chambre nouvellement réaménagée. A défaut de pouvoir fomenter une révolution faute de personnel motivé pour tenter de construire un monde meilleur, je préfère aller m'évader sur le Disque-Monde. Au moins on y rigole un peu.
Hasta la victoria siempre!








Commentaires
mais à quand napoléon?
et sinon les chevilles kawai aussi?
Hahahahahahahaha !