09
sept..
Ce qui vient de la mer
Par Thomas D. à 18:42 - Lien permanent
Toujours en retard d'une mode, figurez-vous que je viens de découvrir les sushis. C'est bon les sushis. Quand je pense que n'osais pas y goûter! Oui, parce qu'en fait, si je m'y suis mis sur le tard, ce n'est pas faute de pouvoir en trouver près de chez moi, dans le Far West de la région parisienne. Au contraire, bien avant que la moitié des sushis consommés sur la planète ne le soient à Paris, on trouvait dans ma Ville Nouvelle Lumière un restaurant japonais tout ce qu'il y a de plus correct. Au point d'avoir commencé par n'être qu'un simple restaurant, le genre où tu poses tes fesses pour y manger sur place, point barre. Ce n'est que lorsque la folie des sushis nous a déferlé dessus depuis les ZtaZunis que l'établissement a fini par se mettre à la vente à emporter, sans toutefois aller jusqu'à s'abaisser à faire de la livraison par coursier à mobylette. Je n'étais pas franchement un habitué du lieu. Au contraire, j'avais plutôt tendance à l'éviter autant que possible, rétif que j'étais à l'idée de m'aventurer aux abords d'un établissement où l'on servait et consommait du poisson cru. Non mais cru, vous vous rendez-compte? Même pas cuit! Pouah.
Et oui, j'en étais là de mon ouverture d'esprit gastronomique. A l'époque, l'idée d'ingérer de la chair de poisson crue me soulevait le coeur et me confortait dans l'idée que décidément ces gens-là (les nippons) n'étaient pas comme nous. Aujourd'hui, avec le recul, je me rends compte que j'avais là un bel échantillon des nombreux îlots de psycho-rigidité qu'on croise dans le grand océan de ma personnalité. Mais ça va mieux. La preuve, maintenant, je mange des sushis, et j'aime ça. Au point de devoir me restreindre, parce que quand même, il faut bien le dire, quand on n'a pas un appétit d'oiseau, ça coûte assez cher. D'ailleurs si j'en suis à en parler ici, en réalité, c'est parce que je sais qu'aujourd'hui, c'est le jour des sushis! Ce matin, j'ai décidé que j'avais suffisamment patienté pour qu'une commande ce soir reste du domaine du raisonnable eu égard au temps écoulé depuis la précédente. Mais du coup, ça m'obsède un peu. Depuis deux heures, mon cerveau, qui devrait être mobilisé à des choses beaucoup plus intéressantes, comme l'assimilation de la notion de tableau de structures en C, est entièrement focalisé sur le menu de ce soir. Ou plutôt il est en boucle infinie sur le choix du menu de ce soir: L, N ou W? Ou alors basculer carrément du côté obscur avec le menu Z...
Le menu Z, c'est le menu "tout sashimi": 24 pièces de poisson cru, point barre. Avec la soupe miso et la salade de chou traditionnelle, bien sûr, mais sinon que de la poiscaille même pas cuite. Le plus beau, c'est que mon hésitation n'est pas du tout liée à un problème avec le poisson cru, maintenant c'est bon, j'ai passé le cap, quand tu veux je croque dans le mérou à peine dégagé du filet, nan, c'est juste que je me demande si ça cale bien son homme ce menu Z... Pas de riz, ça fait un peu peur au colosse dévoreur de calories que je suis. Je me tâte, donc. Parce que d'un autre côté, je peux prendre en plus une portion de riz. Ou de riz vinaigré. Et à côté de ça j'aime bien les brochettes du menu L. Et le menu W tout sushi, c'est sympa aussi... En même temps, moi qui me prend la tête sur mon poids, le N ce serait plus raisonnable... Ouais mais j'ai trop attendu, c'est censé être jour de fête, un peu! Argh. Qu'ai-je donc fait au destin moqueur pour mériter d'avoir à faire face à d'aussi cruels choix?
Vous l'avez compris, c'est carrément l'horreur. Et pour deux heures encore. Sachons tout de même nous concentrer sur le côté positif de tout ça. En fin de compte, c'est formidable, un de mes blocages gastronomiques à sauté, c'est merveilleux. Parce que quand même, si je jouais les inflexibles de la bienséance gastronomique, en adoptant exclusivement la posture du dédain profond, il faut bien le dire, dans le fond ça m'intriguait cette histoire de poisson cru. J'irais jusqu'à dire, n'ayons pas peur des mots, que ça titillait ma curiosité. Mais, psychorigidité oblige, pas question de l'accepter, et encore moins de le laisser paraître. Jusqu'au jour où j'ai fini par céder à la curiosité. A dire merde aux grands principes qui ne méritent pas forcément leur statut. Ne pas tuer des gens, d'accord, ça paraît plutôt mieux, ne serait-ce que parce que ça doit faire mal sur le coup au tué, et sur la longueur à ses proches, ça c'est du grand principe qui tient la route. Mais bouffer du poisson cru, en soi, pas de quoi en faire un drame, si? Alors autant essayer avant de la ramener sur le sujet!
En vérité, ça ne s'est pas fait de façon aussi brutale. Je ne me suis pas réveillé un beau matin avec la volonté farouche de me confronter à ce démon en particulier. Non, sans doute que ça s'inscrit dans le cheminement dans lequel je me suis embarqué le jour où j'ai décidé de me pencher un peu sur moi-même histoire de voir s'il n'y aurait pas moyen de mieux comprendre comment ça fonctionne là-dedans. Ca s'est passé de façon très simple, tout en douceur. J'étais chez mon ami B-Boy (downloade sa mixtape, par ici, par ici, et achètes-y aussi son album, par là, par là!), c'était le début de la soirée. Nous étions un de ces traditionnels dimanches soirs que nous avons l'habitude d'organiser durant lesquels, pour maintenir le ciment de notre virile amitié, nous consacrons une partie de la nuit à dézinguer du terroriste et/ou de l'alien sur console vidéo. La coutume voulait jusqu'alors que le repas de veillée d'armes soit constitué de solides rations collectées chez l'ami Ronald, ou de tartes italiennes typiques ramenées à dos de mobylette par les écuyers de chez Luigi. Et puis un soir, l'avocate chérie de B-Boy (qui partage nos veillées d'armes, mais ne participe pas aux féroces combats vu qu'elle bosse le lundi matin, elle), nous voyant tergiverser pour savoir si ce serait plutôt hamburger ou plutôt pizza, a lancé "Et si on allait chercher des sushis?".
Mon ami B-Boy, qui est un gars qui en a vu tout au long de sa chienne de vie, qui a pas mal bourlingué de par le vaste monde et n'a jamais fait la moue devant la pitance dont Dieu a bien voulu qu'elle échoue dans son assiette ,n'en reste pas moins quelqu'un de poli. "Qu'est-ce t'en penses?" qu'il m'a fait. "Ben tsé, j'ai jamais mangé d'sushis" qu'j'y réponds. "Et ça te branche d'essayer?" qu'y'm'dit. "Ben ouais" j'y dis. Les dés étaient jetés. Commande fût donc passée par téléphone au restaurant évoqué un peu plus haut, et meuf de B-Boy fût mandatée pour quérir en auto les victuailles (ouais, elle est trop cool, sa meuf). Vingt minutes plus tard, je faisais face à mon premier plateau-plastoc de sushis. Et j'ai trouvé ça vachement bon. Vraiment, j'ai aimé. Sur le coup, ce qui m'a le plus frappé, c'est que c'était beaucoup moins "exotique" au niveau goût que ce que j'avais imaginé. Va savoir pourquoi, je m'étais imaginé que ce serait une véritable explosion de saveurs inconnues et toutes plus mystérieuses les unes que les autres. Alors que non, c'était juste du riz, bien préparé, certes, avec du bon poisson dessus. Cru le poisson, d'accord, mais ce n'était pas si pire. En fait, je m'étais attendu à ce que la consistance soit beaucoup plus flasque que ça. Quelque part entre le gélatineux de la méduse et le collant de l'aligot. Mais avec le goût de poisson. Pas appétissant, hein? J'ai bien été obligé de constater que ça n'avait rien à voir. Et que ça le faisait carrément.
En cédant à la curiosité, finalement, un verrou a sauté, et j'ai même appris à aimer l'objet de ma curiosité. May this be a lesson for all of us, comme on dit dans les films américains. Cela dit, ça ne marche pas à tous les coups. Ainsi, peu de temps après mon dépucelage de sushis, je me suis retrouvé dans un restaurant du côté du bassin d'Arcachon. Et bien sûr, la spécialité locale, ce n'est pas vraiment la choucroute, la fondue bourguignonne ou la tartiflette. Ce serait plutôt le genre "Tiens, attrape donc ce plateau gigantesque garni de plein de trucs à coquilles et/ou à pinces, où ce qui se mange est le truc gluant tout au fond que tu vas chercher avec ton crochet. Ah, et oui, ces trucs là sont encore vivants, parce que c'est vachement meilleur comme ça.". Comment vous dire... Moi, mes parents, qui étaient des gens beaucoup trop occupés sur le plan professionnel pour se consacrer à l'éducation gastronomique de leurs enfants, mes parents, donc, ne m'ont pas franchement élevé comme ça. Moi, à table, ma viande était hachée, et cuite façon semelle. Mon poisson était carré, la plupart du temps pané, et jamais en forme de poisson. Le fromage c'était du kiri. Les légumes se cueillaient dans des sachets siglés Picard. Pour moi, les fruits de mer, c'étaient juste des cailloux, un peu vivants au début, mais vachement jolis comme cendrier le reste du temps, ou bien c'étaient des bêtes à pinces un peu bizarres, mais certainement pas comestibles.
Et donc, cette année, à Pâques, restaurant à côté des cabanes d'ostréiculteurs d'Andernos-les-Bains. Mes convives, quatre amazones vaguement barbares n'hésitèrent pas un instant et se commandèrent de pleines plâtrées de trucs à coquilles et autres machins à pinces aux intérieurs plus ou moins dégoûtants. L'une d'entre elles allât même jusqu'à se prendre le plateau de fruits de mer vrai de vrai, avec la glace, le casse-noix et tout et tout. Pouah. Les sauvages. En ce qui me concerne, je restais fidèle à mon personnage, celui forgé depuis des années et qui tenait vaillamment les commandes de l'interface avec le monde extérieur. A la case "fruits de mer" on pouvait lire "égale dégueu", je m'en tins donc là et commandai une sole meunière, toute en austérité comparée aux foisonnantes portions qui encombraient le reste de la tablée. Honnêtement, ma sole aurait pu être la meilleure jamais préparée, je ne l'aurais pas appréciée quand même. Une fois tout le monde servi, quand le repas a vraiment commencé, avec ses schluiiiirp, ses schmouk-schmouk, ses cruikchfleurbleble, enfin bref tout l'accompagnement sonore propre au genre de gastronomie choisi par mes convives, il m'a fallu bien du talent pour ne pas me lever de table et résister au hurlement intérieur qui me commandait de fuir loin, très loin.
Et puis je me suis détendu. Pas de miracle à mettre au crédit de quelque technique de respiration chinoise, juste le Sancerre était mortellement bon. Et ouais, c'est l'alcool aidant que je me suis fait au spectacle de ces quatre jeunes femmes en plein génocide de coquillages, crustacés et autres gastéropodes. Le truc bête, c'est que je n'ai atteint le degré d'alcoolémie suffisant pour faire abstraction de tout ça qu'une fois ma sole meunière terminée. May this be a lesson for all of us, je m'en souviendrai. Enfin bon, alors que j'avais depuis longtemps saucé et re-saucé mon assiette, ces demoiselles arrivaient péniblement à la moitié de la leur. La plus longue fût bien sûr celle qui s'était laissée tenter par le gargantuesque plateau. Sur la fin, elle admit qu'elle n'en viendrait pas à bout, et nous fît savoir que nous pouvions piocher dedans si nous le souhaitions. Les autres étant plus que rassasiées, elle déclinèrent l'invitation et ne lui prêtèrent pas main forte. C'est alors que, coup dans le nez aidant, je me saisis d'un des animaux mollement plantés dans la glace en attendant leur cruelle destinée. Juste pour voir. De près. Je ne voulais pas le manger, pouah, mais, dopé par mon ébriété naissante, je me sentais prêt à affronter son regard. Façon de parler. Bref, j'avais en main ce qu'on me signala être une amande.
La coquille de la chose étant fermée, je décidai de l'ouvrir pour voir de près ce que certains ne se contentaient pas de manger mais bien de savourer. C'était beige, brillant, et semblait de ce fait un peu gluant. Tout à mon courage, j'attrapai un de ces curieux ustensiles entre la fourchette et le crochet, afin de titiller l'animal et, en fonction de sa réaction, déterminer s'il était cru ou cuit. Uerk! Il avait bougé! Cette chose était donc vivante... Et malgré tout considérée comme comestible. Fascinant... Réellement fascinant... C'est alors que ma voisine de droite, sur un ton qu'aurait pu employer Brigitte Bardot, s'écria "Hé mais qu'est-ce que tu fais?". Je lui répondis que je voulais juste voir si ce truc était vivant ou non. Et là elle me dit "Han, mais c'est super cruel ce que tu fais...". Honteux et confus comme un gamin surpris à arracher les ailes d'une mouche, j'entrepris de reposer l'innocente amande que je venais de torturer sans raison valable. Et ma voisine de me lancer alors "Ah ben non, hein, maintenant que t'as fait ça, tu dois la manger, c'est obligé". J'en suis resté interdit. En fait ce n'était pas l'ardeur vibrante de la protectrice des animaux qui s'était exprimée chez elle, mais simplement l'instinct maternel qui lui commandait de me dire qu'on ne joue pas avec la nourriture. J'en suis resté sans voix. Du coup, quand elle m'a relancé avec un "Ah ben si, tu la manges, maintenant", le "Bon d'accord" avec lequel j'ai répondu avant d'enfourner mon amande s'apparentait plus à un "Oui M'man" tout en soumission filiale...
Parce que oui, je l'ai mangée mon amande. Même que c'était horrible. Déjà c'était un machin grand comme un calot, c'était effectivement bien gluant sa race, mais en plus quand j'ai croqué dedans y'a une espèce de jus dégueu qui en est sorti, et non content d'être gluant à l'intérieur, c'était aussi craquant à l'intérieur. Pouah. Pouah, pouah, pouah. Mais je l'ai fait. Et pas juste pour répondre favorablement à ce que je croyais être l'instinct maternel de ma voisine (en fait c'était juste un coup de bluff de sa part, la fourbe!), mais aussi, parce que tout au fond, comme pour les sushis, il y avait la curiosité. "Des millions de gens à travers le monde se délectent de fruits de mer crus ou cuits, après tout, pourquoi ne pas essayer?" me disait-elle, cette curiosité. Entre le Sancerre, l'odieuse manipulation dont je fus victime et la curiosité, j'ai trouvé la force de goûter cette amande, de la croquer, et même de l'avaler. Mine de rien, c'était énorme pour moi. Du coup, je me suis senti invincible. Et quand une des copines m'a tendu une palourde, crue, pas de problème, je l'ai mangée. Pareil pour l'huître qui a suivi. Et puis est arrivé le bulot. Et alors là, dans le genre aspect dégueu, bonjour. Et pourtant, j'ai consenti à essayer. Gentilles, elles m'ont en trouvé un nain pour commencer. Une photo fût même prise pour immortaliser mon premier gobage de bulot. Honnêtement, ça commençait à faire beaucoup. Elles m'ont alors proposé un vrai bulot. J'étais moyen chaud. Elles m'ont dit que le premier c'était un bulot de gonzesse et que celui-là, c'était un vrai bulot. Que faire dans ces cas-là, quand on est le seul mec face à une table de meufs? On fait ce qu'elles disent, et puis c'est tout. Sans mentir, un truc gros comme un sushi. Mais tout gris, luisant et caoutchouteux. J'ai essayé, hein, je l'ai mastiqué un peu, en me disant que ça irait... Mais après le premier, c'était trop.
Avec une classe et une distinction qu'on ne rencontre guère plus que chez certains des plus vénérables Lords anglais, j'ai donc ostensiblement recraché mon Yokozuna-bulot dans mon assiette non sans ponctuer le geste de quelques "Ptou! Ptou! Bouark!" bien sentis. Pour les bulots pas près je ne suis, clair c'est. Si même un Sancerre d'une belle année ne peut m'y aider, c'est qu'il reste du boulot. Pour les bulots. Hoho. Boulot, bulot. Ouais bon. Alors pour les bulots, non, par contre les huîtres mieux. Le surlendemain on était invités chez un local, lequel nous a servi quelques huîtres en entrée. Sauf qu'avant ça, il y avait eu l'apéro. Et croyez-moi, après trois ricards et deux verres de Bordeaux rosé, les huîtres, je n'en ai fait qu'une bouchée. Et je garde le souvenir, un peu brumeux certes, d'avoir beaucoup apprécié. Genre "Miam c'est vrai que c'est bon, en fait". Comme quoi, l'alcool, pour faire sauter les blocages, on ne fait pas mieux. Ce qui est une morale drôlement bien pensée pour quelqu'un qui aspire à être le vieux sage aux adages duquel se réfère la jeunesse désireuse de trouver un sens à la vie. Impossible de finir sur ce qui pourrait passer pour une incitation à l'organisation de botellons, voyons. La morale de cette histoire sera donc que tant qu'on n'a pas goûté à quelque chose on ne peut pas savoir si on aime ou pas. Ouais c'est mieux ça. Et on ne s'étendra pas sur le fait qu'à 30 ans passés il n'est pas forcément si incongru de se faire rappeler cette morale.
Là-dessus, je vous laisse, ce billet ayant vaillamment rempli sa mission il est temps d'y mettre un terme car... c'est sushi-time!
Bow nappeytit, mey zamis!

Commentaires
Qu'est ce que ça fait plaisir de te relire ! Ça m'a pris quasiment une demie journée, mais je ne boude pas mon plaisir... :) J'aime vraiment ta façon de raconter des évènements anodins.
J'ai plein de trucs à dire, et notamment que j'ai découvert la bouffe japonaise au Japon quand j'étais petite (pareil, mes parents et la cuisine, c'était pas ça, mais pour les voyages j'ai pas eu à me plaindre). On était hébergés par un couple de restaurateurs et mazette, c'est une expérience culinaire dont je me souviendrai longtemps.
Et effectivement, dans les restaurants japonais en France, c'est nettement moins exotique : tu sais, c'est adapté aux palais des locaux, c'est comme le lait en Angleterre qui est sucré.
Et : bravo pour les fruits de mer. Mais là, nous sommes confrontés à un désaccord profond : je maintiens que c'est le meilleur plat du monde, avec le pot-au-feu...
Allez, des bises, et bon WE.
Félicitations pour le courage exemplaire. Perso, je reste convaincu que les fruits de mers doivent respecter leur nom et rester dans la mer. C'est mieux.
Et je suis entièrement d'accord pour dire que les bivalves c'est gluant. Sauté à la poële, ça peut être bon, mais tout vivant dans sa coquille...beuh !
Et je sais pas, je trouve franchement cruel d'avaler des trucs vivants. Même si les animaux, eux, le font (et sans cruauté).
k
LBA> Je suis déception, moi qui pensais que je me délectais des mêmes saveur qu'à Tokyo...
Sinon, pour les fruits de mer, je suis désolé, mais quand même, l'amande... Tu ne va pas me dire que c'est agréable à manger! Rien que d'y repenser... Beuh...
k> Toute notion de cruauté mise à part, n'oublie pas qu'au plus profond de tes racines, en remontant loin en arrière, on trouve sûrement un ancêtre qui a survécu parce qu'il n'a pas fait la fine bouche et s'est contenté des trucs gluants qu'il a pu trouver sur la plage pour se nourrir...
Ouais, ouais, je sais. D'ailleurs, je reste un amateur d'abats et autres joyeusetés difficilement identifiables. Mais les fruits de mers, franchement...plutôt pas.
Ceci étant, vous n'imaginez pas ce qu'il y a dans les produits que l'on consomme tous les jours (saucisse de Strasbourg d'une grande marque : 80% min de gras).
C'est vrai que les fruits de mer sont tout de suite plus sains.
k
Ah ouais, nan, les abats, pire...
les fruits de mers crus ne passent pas, trop gluants, trop saveur de marée basse pour moi,
cuits ils ne font pas mentir leur nom de groupe, ils sont caoutchouteux les mollusques...
les abats je n'en parle même pas
et je suis plus trop sushis depuis que j'ai mangé dans un mauvais restau japonais, ça passe difficilement alors que j'adorais ça...
sinon je ne peux laisser dire que la saucisse de strasbourg se compose à 80% de gras min, déjà un industriel ferait tout pour cacher la quantité de gras ajouté pour son bénéfice, alors de là à préciser qu'il en met parfois plus, j'en doute.
ce devait être la composition en viande qui doit être précisée sur l'emballage si la marque met l'accent sur la composition en porc
surtout la saucisse de strasbourg se compose à 25%min de porc maigre et 10 à 16% de boeuf maigre soit au min 35% de maigre donc 65%max de gras, sinon dénonce tes knacks à la répression des fraudes...
c'était la minute charcutière du jour...
Huhu, on ne plaisante pas avec la saucisse de Strasbourg!
Mais je n'ai jamais dit que c'était officiel et qu'ils le clamaient sur les toits !
Je tiens l'info de la filière charcutière. Mais sinon, on pourrait également se rappeler certains reportages tv à propos d'autres denrées types destinées à la population la moins aisée de notre beau pays, gavées de sel et de gras divers, pour le plus grand malheur de nos artères.
D'une manière générale, et sans vouloir montrer du doigt nos mais alsaciens qui n'y sont pour rien, je voulais juste souligner que la malbouffe est dans nos assiettes plus que dans la mer, même si les petites bêtes maritimes sont répugnantes.
Vouala.
k
ps : j'avais oublié les anguilles, les escargots et les grenouilles. Et il va vraiment falloir que je goûte le haggis un jour.
Mille tonnerres, un nouveau Watergate!