S'il fallait se souvenir
Par Thomas D. le mardi 23 septembre 2008, 00:36 - Lien permanent
En vérité, je n'y pensais plus. Ce n'était pas demain, donc c'était loin. Mieux que loin, c'était oublié. Rangé dans ce tiroir des choses à voir plus tard, ce tiroir sans fond, qu'on n'ouvre que pour déposer, jamais pour sortir. Ce n'est pas comme si ce n'était pas important, mais à mesure que la vie passe, tant de choses le deviennent. Hiérarchiser, planifier, tant de choses que j'ai toujours refusé de faire. Etait-ce une erreur, je n'en sais rien, de toute façons ce que j'ai fait n'a plus à être changé. Tout au plus comprendre pourquoi, pour mieux le vivre. On croit pouvoir gérer un oubli temporaire, mais bien souvent on n'y parvient pas et le définitif l'emporte. Et la mémoire ne revient que quand il est question de survie.
On appelle une chose par son nom sans bien se souvenir d'où il vient. A assembler les mots pour écrire une vie on en oublie qu'ils ont aussi la leur, propre, hors de notre volonté, hors de notre temps, hors de nous. Mettre un nom sur ce qui compte, c'est tellement important. Tellement facile à oublier, aussi. Comme tout le monde je n'ai plus voulu voir qu'il pouvait y avoir une fin et ai feint de croire à une éternité qui n'existe pas dans ce monde. Comme si ce qui est beau ne devait pas s'entretenir. Ai-je préféré rêver à l'insouciance dont je me souviens quand je repense à l'enfance? Peu importe, la réalité m'a rattrapé et il a fallu faire avec. Ce monde n'est pas parfait et moi non plus. Et finalement je savoure d'oeuvrer à ma propre imperfection.
Tout ça pour dire que je ne me rappelais plus qu'il fallait que je renouvelle mon nom de domaine. J'avais complètement oublié qu'il expirait dans trois jours! Ca aurait été bête, vu qu'il est classe, quand même, non? Alors tant pis pour le découvert!
Là-dessus, je vous laisse, pour de vrai, parce que ça va bien cinq minutes d'écrire des conneries juste pour déculpabiliser d'avoir dégainé des textes plus courts qu'à l'accoutumée.
En vous remerciant.








Commentaires
Déjà que je trouve que tu écris beaucoup ces derniers temps, alors je vais pas te jeter la pierre !
Et ça arrive à tout le monde de croire que la pluie ne courbait pas les fleurs...
k
La pluie? Les fleurs?
Je suis confusion, la référence m'échappe.
A mon grand dam.
Argh...Resterai-je donc un éternel incompris ???
Simon and Garfunkel, Flowers never bend with the rainfall.
"So, i continue to continue to pretend
my life will never end,
and flowers never bend
with the rainfall".
Vouala, vouala.
k